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Acuarela (2006)

1. One Weight in Oil
2. Chains
3. The Séance
4. The Failing Songs
5. Broken Bones
6. Desemparado
7. Lone Gunmen Required
8. Good Pawn
9. The Ghost of Maria Callas
10. Gone
11. Planting Seeds


Site officiel:
http://www.thirdeyefoundation.com/
Label:
http://www.acuareladiscos.com
MySpace:
http://www.myspace.com/mattelliotandthethirdeye


très bon

Matt Elliott - Failing Songs


(...) Failing Songs fait toujours la part belle aux mélodies slaves et aux harmonies vocales quasi-liturgiques répandant une tristesse sourde. Il est toujours question de développements crescendos gonflés à coups d'overdubs et de reverse jusqu'à remplir entièrement l'espace sonore avant de se noyer dans les volutes d'une nouvelle mélodie plus calme, à la manière d'un classique fondu enchaîné. Il y a toujours cette atmosphère sombre propice à tous les épanchements de l'âme humaine. Il y a encore ces essaims de cordes geignardes qui figent le disque dans une ambiance de bal fantôme. (...) S'il y avait des cuivres, sa pop ressemblerait furieusement à celle de Beirut et aux disques d'Emir Kusturica. Elle n'en serait que plus banale. Aux réflexes clinquants et pétaradants des fanfares rock de l'Est, sa musique préfère les entrelacs fragiles et les rythmiques décharnées même si elle s'autorise parfois quelques coups de sang qui relancent la machine (...) Après plusieurs écoutes successives, les racines musicales se font plus mouvantes et hésitent entre l'Espagne, la Grèce et la Bulgarie. (...)



(...) Failing Songs est ainsi fait de textes guère amusants : on y parle de rupture, de départ, de perte, de noyade...  (...) Mais si Failing Songs perpétue le propos musical de son prédécesseur, ce nouvel album soigne tout de même sa forme, entre belles mélodies aux inspirations slaves, pianos déchirants et guitares méditérranéennes, harmonicas esseulés, accordéons essoufflés... (...)  En continuant ainsi son chemin, en s’éloignant toujours davantage de ces mondes industriels et bruitistes qui ont fait la marque de fabrique de Third Eye Foundation (...), Matt Elliott ne peut attirer que l’admiration par son parcours. (...) 



(...) L’acoustique et les choeurs demeurent, tandis que l’inspiration du musicien anglais émigré dans le sud de la France s’éloigne encore un peu plus de la drum’n’bass déliquescente et de l’électro noisy contaminée des débuts. De l’influence avouée de la musique yiddish (...) et balkanique (...) au folklore mexicain (...) voire grec (...), de Nino Rota (...) à Ennio Morricone (...) en passant par des réminiscences de jazz et de musique classique désormais coutumières (...), le folk nouveau de Matt Elliott est comme dans Drinking Songs , bien que dans une moindre mesure, un grand mouvement tout en continuité, tel une série de variations autour d’un même thème, cher au bristolien : l’échec. (...)



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