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Ed Banger (2007)

1. Genesis
2. Let There Be Light
3. D.A.N.C.E.
4. New Jack
5. Phantom
6. Phantom pt. II
7. Valentine
8. The Party
9. DVNO
10. Stress
11. Waters of Nazareth
12. One Minute to Midnight


Label:
http://www.edbangerrecords.com/
MySpace:
http://www.myspace.com/etjusticepourtous


moyen

Justice - †


(...) Pis concernant et bien vous savez quoi? J’ai calissement (thématique religieuse + sacres = billet béni) pas envie d’en parler outre le fait de dire que c’est très bon. Pourquoi? Parce que je sens l’écoeurantite aïgue monté en moi comme elle s’est manifesté ces dernières années pour les wow-ils-sont-tellement-puissant-hallucinant-jai-jamais-rien-vu-de-tel-depuis-les-beatles-je-veux-savoir-la-couleur-des-caleçons-de-will-butler d’Arcade Fire. C’est pas que c’est pas bon mais c’est exactement comme des Fruit Loops: C’est pas faite pour être consommé le matin et surtout, trop c’est comme pas assez. (...)



Sévèrement hypes et passablement surestimés, le duo Justice composé de Xavier de Rosnay et Gaspard Augé était déjà précédé d'une réputation de nouveaux (énièmes) sauveurs d'une French Touch passéiste. Pas facile, ni très malin. (...) On se retrouve alors dans l'esprit de , loin de cette French Touch obsolète, plus proche de The Knife que d'Ellen Allien, des beats diffus au sein d'effets distordus, des boucles ankylosées maniérées de touches électro aux fréquences à faire vriller les tympans. On est comme happé et impuissant face à cette masse sonique, ce monolithe brusque, brutale et rentre-dedans ...) où se complaisent vils et grands méchants aux manteaux de cuirs (...) En sortant de ce cliché electro-chic - plaisant toujours toutefois à ce public - pour s'embourber dans un abîme obscur, Justice parvient à en ressortir sur les rotules, les doigts flétris et de la terre sous les ongles, mais avec un album par moments lumineux et incisif, par moments indigent, mais toujours dans la lignée que les deux parisiens s'étaient érigés. est finalement très écoutable, presque recommandable pour certains titres, et sans prétentions, au contraire de l'image que Justice semble donner.



(...) Pourtant, le duo évite assez élégamment l'écueil du plagiat. Tout d'abord parce qu'aux boucles disco, Justice ajoute voire substitue fréquemment ces breakbeats syncopés et surpuissants (...) propres à nombre d'autres productions Ed Banger ou ose carrément se lancer dans un ambitieux morceau bruitiste se métamorphosant en comptine baroque (...). Ensuite, parce que Justice, (...), propose ici un album reposant sur une trame narrative quant à elle plutôt réussie. (...)  Habillement construit, en somme comme la vidéo du Thriller de leur idole (ouverture/allégresse/cauchemar...), ce , fleuron electro, cogne dure, mais quand il le faut, et n'oublie pas de balayer large devant sa porte. (...)



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