zabla(dowski).org


Versatile (2007)

1 Monster #1
2 Sleep In Hollow Tree
3 I Wish You Were Gone
4 Three Legged Lantern
5 Monster #2
6 Lonely Hearts
7 Peter Pan Over The Bronx
8 Rocket Pearl
9 Drumtrax
10 Everything Bright & Still
11 Monster #3
12 Palo Alto
13 The Devil With No Tail
14 Monster #4
15 Love-Me-2
16 Tanabata


Label:
http://www.versatilerecords.com
MySpace:
http://www.myspace.com/jimibazzouka


bon

Joakim - Monsters & Silly Songs


Ca commence avec une voix gothique estampillée 80’s et des notes de synthé que l’on dirait tout droit sorties d’une B.O. d’un film signé John Carpenter. Plus loin on retrouve ces sonorités eighties toujours utilisées de manière subtile dans des morceaux électro-pop pétris de mélodies fines et d’influences qui vont bien au-delà du simple rabâchage d’un style, d’une époque qui a d’ailleurs tendance a rejaillir de manière trop systématique dans la musique de tous ces groupes pop actuels. (...) Allant de la pop au krautrock, en passant par le post-rock ou la new-vave, l’album nous emmène dans des registres très variés, sans jamais se planter comme l’on peut s’en rendre compte notamment sur la fin de l’album qui, avec un coté plus expérimental, parvient à garder une certaine unité avec le reste. (...)



(...) ce prototype mutant de krautrock, d'italo-disco, de rock et d'electro, loin très loin des clichés de tous ces genres réunis, a bien faillit ne jamais voir le jour suite à un crash de disque dur. Avouez qu'il y a de quoi devenir fou ! Quoiqu'il en soit son auteur s'est vu dans l'obligation de tout reprendre à zéro, ou du moins de retravailler 90% de l'album original.  Le résultat ? Un album fantôme justement, mais loin d'être creux. Hanté même. Habité par toutes les bribes du précédent, mais aussi par les mélodies étranges, les ambiances délétères et la musique que Joakim Bouaziz (de son vrai nom) aime et connaît. (...)



(...) Monsters & Silly Songs est un album à l’ancienne. Aux disques actuels comportant un tube, 10 ratés et un remix pourri du tube, Joakim préfère une approche qui était jadis la norme, aujourd’hui plus rare : celle des Japan, Talk Talk, Roxy Music, Talking Heads (...) ; ces grands défenseurs d’un éclectisme musical plus fin gourmet que simplement élitiste… Soit s’autoriser d’énormes libertés, dont celle de faire dérailler le confort d’écoute, emmener un public qui vous considère comme un artiste pop vers des territoires inattendus. (...) ce Monsters & Silly Songs portant admirablement bien son nom ; alternant pièces musicales imposantes et pas toujours apprivoisables, chansons pop et tracks plus spécifiquement guincheurs. Tout producteur (Poni Hoax, Panico…) qu’il soit –donc, a priori enclin comme tous les producteurs à sortir des disques très conceptuels et autistes-, Joakim se défend d’avoir voulu faire son album rock, car l’intuition reste chez lui primordial (...)



(...) Pris individuellement, la plupart des morceaux tiennent la route, mais brillent davantage par leur remarquable façonnement que par leur profondeur de champ : de toute évidence, Joakim est un producteur brillant, mais à force de se balader d’un style à l’autre avec l’intention louable de séduire aussi bien l’amateur de pop bien troussée que le musicoloque exigeant, il grille ses cartouches sur la longueur d’un album qui grouille pourtant de trouvailles. Encore trop timoré pour être un rocker pur sang (...), Joakim fait bien davantage figure d’enfant lunaire mâtiné d’idiot savant que de petite frappe tatouée et se révèle surtout dans les rengaines pop (...)



Du même niveau