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Rough Trade (2006)

1. The Loss Adjuster (Excerpt 1)
2. Don't Let Him Waste Your Time
3. Black Magic
4. Heavy Weather
5. I Will Kill Again
6. Baby's Coming Back To Me
7. Fat Children
8. From Auschwitz To Ipswich
9. Disney time
10. Tonite
11. Big Julie
12. The Loss Adjuster (Excerpt 2)
13. Quantum Theory


MySpace:
http://www.myspace.com/jarvspace


moyen

Jarvis Cocker - Jarvis


(...) Jarvis sent le joli album de has-been aussi sûr qu’on aime David Hasselhoff. Comme Morrissey avant lui, il se heurte au sérieux et à la distance qu’apporte le succès, à cette difficulté qu’ont les observateurs chanteurs à être privés de la vie dont ils nourrissaient leur œuvre. S’il y a fort à parier que Jarvis renversera la donne par la seule puissance de sa renommée, le succès prévisible de l’album (...) ne cachera pas ses insuffisances : Jarvis chante depuis un musée.

(...) Ce n'est pas que le disque soit plat, il ne l'est pas (...). Mais on attend aujourd'hui de Cocker plus qu'un menu, qu'une liste d'ingrédients, aussi stylés soient-ils (...)Jarvis n'épouse plus le radical de l'époque, sa pulpe, son coeur ; il n'en est plus qu'un préfixe futile, une fibre affaiblie, une pustule charmante, car bénigne. This is softcore, et c'est triste et beau à la fois.

Sur Jarvis, le nouvel album solo, c’est plus rare mais quand ça pète, c’est méchant. L’album est en gros une plaisante bande originale pour le réveillon de Noël. Jarvis Cocker fait le crooner, un peu glam sur les bords. Il cherche le tube, touille du travail respectable. C’est joli tout plein mais on peut penser qu’il cachetonne facile histoire de se payer ses prochaines débilités avec Relaxed Muscle ou même reformer Pulp. C’est un joli disque pour adultes, middle of the road, fédérateur, un rien emmerdant même si plutôt sympathique.  Sauf qu’il y a Fat Children et Disney Time en guise de coussins péteurs, deux morceaux qui font déraper la soirée familiale, crisser le dentier de mémé. Fat Children, c’est de l’ordre des Strokes repris par Pulp et ça pète dru. Disney Time, c’est un morceau glauque très instrumentalisé comme on en trouvait plein sur We Love Life.

Vous pouvez lire également au sujet de cet album Dernier sur la hype dans le Journal de bord de Zabladowski

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