zabla(dowski).org


Mute (2007)

1. Get It On
2. No Pussy Blues
3. Electric Alice
4. Grinderman
5. Depth Charge Ethel
6. Go Tell The Woman
7. I Don’t Need You (To Set Me Free)
8. Honey Bee (Let’s Fly To Mars)
9. Man In The Moon
10. When My Love Comes Down
11. Love Bomb


Label:
http://www.mute.com
MySpace:
http://www.myspace.com/grinderman


très bon

Grinderman - Grinderman


(...) D’emblée, Grinderman annonce la couleur. On est loin des complaintes que le Cave, accompagné de ses Bad Seeds, a coutume de composer. Ici, on parle de Rock N’Roll bestial, brutal, bruyant et sans concession. (...) avec Grinderman, le quatuor concrétise de manière beaucoup plus radicale la tendance générale qui se dégageait du dernier opus des Bad Seeds, Abattoir Blues/The Lyre Of Orpheus, à savoir un retour à l’énergie Rock N’Roll. Parfois stoogiennes, parfois proches de Neil Young et de son Crazy Horse, les chansons de Grinderman se déchaînent dans un délire Rock Garage efficace et varié que l’on rangera volontiers aux côtés des premiers PJ Harvey. (...)



(...) L'album commence avec une guitare pourrie à la Ron Asheton, et Nick Cave, dans son rôle de prophète du rock n roll. Get It On est puissant, totalement sous-produit, mais animé d'un énergie étonnante, surtout de la part de vétérans. Cave plonge ses paroles dans les tréfonds de l'âme humaine, voire dans ceux du pantalon (le très explicite No Pussy Blues). Ce même No Pussy Blues, qui après 90 secondes, se lance dans un solo de guitare fuzz à la J Mascis complètement déjanté, inattendu mais tellement rafraîchissant. Nick Cave (...) La folie bruyante se calme vers le milieu de l'album, mais pas les imprécations de Nick Cave, qui peut vraiment parler de tout et de n'importe quoi, qui lirait le bottin et sonnerait très inquiétant. (...) Parfois cacophonique, jamais gratuit, Grinderman est une surprise, parce qu'on n'imaginait pas que ces quatre types soient à ce point capables de se remettre en question. (...)



(...) Le morceau No Pussy Blues, qui tournait depuis quelques mois sur le net, nous avait mis la pussy à l’oreille. Qu’était-ce ? Le retour en grande forme des Stooges ou du Jon Spencer Blues Explosion ? Un titre inédit de Birthday Party ? Le NC5 (soit Nick Cave avec l’énergie du MC5) ? C’était Grinderman (...) Point de piano à queue, de ballades romantiques ni de fillettes en tutu dans l’entourage de Grinderman. Du rock pur et dur, du blues-indus nucléaire, enflammé par les bourrasques de bouzouki électrique de Warren Ellis. Un retour aux racines pour les mauvaises graines ? Nick Cave corrige : “On ne s’est jamais éloignés des racines.”  (...) Mais ici, il a laissé les vieux sages (John Lee Hooker, Leonard Cohen, Johnny Cash) à la porte, et laisse parler sa paire de pères pervers et perturbés : les increvables Iggy Pop et Lux Interior des Cramps (...)



(...) Dès le titre en ouverture, on est littéralement pris par un son crade, brut de décoffrage, sorte de retour au bon vieux rock (celui des Stooges et de Deep Purple), mais tellement en phase avec notre époque. Mais cela ne suffirait pas à décrire la particularité de ce nouveau quatuor : Grinderman arrive à exceller dans un savant mélange de rock à sonorités saturées et de recherche sonore ultime, dévoreuse d’expérimentations diverses, exploratrice de terrains a priori minés (...)



Vous pouvez lire également au sujet de cet album Total Annihilation dans le Journal de bord de Zabladowski

Du même niveau