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Merge (2006)

1. Rubies
2. Your Blood
3. European Oils
4. Painter In Your Pocket
5. Looters’ Follies
6. 3000 Flowers
7. A Dangerous Woman Up To A Point
8. Priest’s Knees
9. Watercolours Into The Ocean
10. Sick Priest Learns To Last Forever


Site officiel:
http://www.destroyersongs.com/
Label:
http://www.mergerecords.com/
MySpace:
http://myspace.com/destroyer


bon

Destroyer - Destroyer’s Rubies


(...) Destroyer’s Rubies est un excellent album (...) Le lyrisme échevelé des chansons renvoie une fois de plus aux années 70, notamment au meilleur glam rock lettré, et donc à Cockney Rebel et surtout à Bowie, qu’il s’agisse de la voix outrée de Dan Bejar, de ses "monster riffs" (ainsi crédités dans le livret) ou des glissades de piano à la Aladdin Sane de Ted Bois. (...) Ce goût de la démesure, qui par le passé confinait parfois à la grandiloquence, est cette fois-ci remarquablement maîtrisé. Les guitares électriques sont encore en roue libre ici où là (...), mais l’alliance des claviers, des guitares acoustiques, du vibraphone et de la trompette baigne l’album d’une douceur mélancolique extrêmement séduisante. Les morceaux sont richement ornés sans être surchargés (...)

(...) Sur cet album, l’inspiration de groupe semble donc portée par un souffle nouveau qui lorgne à coups de piano bluesy, de guitares fuzz et de striures de sax vers des références parfaitement assimilées telles que le Blood on the Tracks de Dylan ou le Live in New York City de Lennon en 1972. (...) Transpirent également, ici ou là, des effluves de boogie glam façon Bowie (3000 flowers) et des divagations blues folk d’un Kevin Coyne période Majory Razorblade (Painter In Your Pocket).  Trop talentueux pour se laisser enfermer dans ses modèles, Bejar impose surtout son romantisme désabusé et son blues acide à travers des fulgurances (extravagances ?) qui ne se sont jamais aussi bien portées. Une belle œuvre qui impose le respect. (...)

(...) Désabusé et flamboyant, donc, mais également tragique et humoristique, écorché vif et ironique, introspectif et déclamatoire, imagé et obscur, narratif et poétique, nonchalant et brillant, onirique et funky, rêche et luxuriant, autant d’adjectifs et de paradoxes pour tenter de caractériser l’univers très particulier de Destroyer’s Rubies , où dominent piano, guitare et batterie, le chant de Dan Bejar quelque part entre Luke Haines et David Bowie, une tendance au rock littéraire héritée de Lou Reed et où l’ont peut entrevoir ici des cuivres (Priest’s Knees), là un clavier onirique (le très beau Painter In Your Pocket) (...) Une maîtrise peu commune dans l’art du contre-pied que l’on retrouve jusque dans la composition et l’interprétation musicale et vocale. (...)

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