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V2 (2007)

1. Some Loud Thunder
2. Emily Jean Stock
3. Mama, Won’t You Keep Them Castles in the Air and Burning ?
4. Love Song No. 7
5. Satan Said Dance
6. Upon Encountering the Crippled Elephant
7. Goodbye to Mother and the Cove
8. Arm and Hammer
9. Yankee Go Home
10. Underwater (You and Me)
11. Five Easy Pieces


Site officiel:
http://www.clapyourhandssayyeah.com
MySpace:
http://www.myspace.com/clapyourhandssayyeah


bon

Clap Your Hands Say Yeah - Some Loud Thunder


Ah ah ah ! CYHSY ! Ah ah ah ! Tu veux rire ? Allez, mets l’album qu’on rigole ! Ah ah... euh... attends... remets ce morceau... celui-là aussi. Non, remets l’album. Non, non, je ne ris plus, en effet. (...) Dès le titre d’ouverture, éponyme, on a droit à une salve de sons complètement saturés qui aguiche et désarçonne à la fois. L’album part ensuite dans tous les sens, surprenant sans cesse, passant de la ballade folkeuse crasseuse (...) au titre typiquement Talking Heads (...), à des ritournelles qui donnent le tournis, des titres "tiroir-caisse" fourre-tout qui partent dans tous les sens, avec un sens (sic) de la créativité très revigorant (...) Sur Love Song no 7, on n’a pas hésité à siffloter, à sortir le piano de saloon ou les chœurs. Satan and Dance est le titre dansant qui rappelle le plus leur premier opus. (...) L’année dernière, Neil Young, Thom Yorke ou David Byrne étaient, disait-on, dans l’ombre. S’ajoute ici le chanteur des Violent Femmes (particulièrement, dans le style même, la période Hollow ground), avec Arm and Hammer.  (...)

Moins euphorisant, plus sombre - mais tout aussi captivant - que le premier disque, le deuxième album des New Yorkais de Clap Your Hands Say Yeah mérite d’être écouté attentivement plusieurs fois. Car, si les tubes imparables façon Arcade Fire ne sont plus légion sur ce nouvel opus (...), Alec Ounsworth écrit plus que jamais des morceaux racés, originaux et vivants. Certains titres de Some loud thunder sonnent déjà comme des classiques de Bob Dylan ou John Lennon (...) D’autres morceaux se dirigent, eux, plutôt vers le dance floor, comme le surprenant et répétitif Satan said dance, vers le bruit pop (...) ou vers les étoiles filantes (...), grâce à des arrangements très planants… (...)

(...) Profitant de ce scepticisme, Some Loud Thunder pourrait bien séduire son monde, des blasés aux déçus. Si CYHSY reprend les ingrédients de son premier essai - en vrac un brin de new wave, un soupçon de folk, une dose rock indé - le groupe a le courage de tenter d'aller plus loin. (...) Bien sûr, on retrouve sur Some Loud Thunder des pop songs minutées, une mélodie et quelques accords mis en boîte. Mais des titres comme Underwater (You And Me) ou, surtout, Love Song No.7 dévoilent une facette plus sombre et torturée du groupe. Pas encore de montagnes russes noisy ou cold wave, mais déjà une gravité légère qui insuffle un nouveau je-ne-sais-quoi à un groupe qu'on aurait tort de ranger déjà dans le cimetière des hypes d'une année.

(...) le premier morceau, Some Loud Thunder, avait un son épouvantable, de celui qui vous fait croire que vos écouteurs ont rendu l’âme. Tout est saturé, comme si les membranes des écouteurs étaient déchirées.  (...)  Le reste du disque a un meilleur son, certes, mais Emily Jean Stock, la seconde chanson, a beau avoir un son correct, elle semble gênée par les résidus du happening précédent.  Il serait intéressant de savoir si c’est Dave Fridmann qui a imposé ça au groupe, ou l’inverse. Savoir ce qui peut pousser un groupe au succès aussi fulgurant que fragile et polémique d’offrir un deuxième disque certes exigeant, qui ne cède certes pas à la facilité, mais si si difficile à vendre. Les CYHSY sont de vrais punk. Ils n’en on rien à foutre.

Vous pouvez lire également au sujet de cet album Paris risqués dans le Journal de bord de Zabladowski

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