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4AD (2007)

1. 23
2. Dr Strangelove
3. The Dress
4. SW
5. Spring and by Summer Fall
6. Silently
7. Publisher
8. Heroine
9. Top Ranking
10. My Impure Hair


Site officiel:
http://www.blonde-redhead.com/
Label:
http://www.4ad.com
MySpace:
www.myspace.com/blonderedheadislove


bof

Blonde Redhead - 23


(...) Si on reconnaît toujours les sobres et ingénieuses parties rythmiques de Simone Pace, et l’inimitable duo vocal de Kazu Makino et Amedeo Pace (...), désormais leur musique louvoie tranquillement vers le shoegazing doux et l’électro-pop légère.  23 est une incontestable réussite technique, loin du caractère urgent et produit à l’arrache des premiers efforts de Blonde Redhead. Mais pour quel propos ? Les 10 pistes se suivent et se ressemblent, avec un dosage monotone de batterie chirurgicale, de claviers planants dont le kitsch ne fait plus rêver, de "lalala" rasoir et de guitares (trop) réverbérées. (...) Rien à jeter mais rien à garder, les titres interchangeables trouveraient tous une bonne place dans les charts où ils seraient chassés la semaine suivante par une nouvelle soupe tiède et sans saveur, importée de Scandinavie ou du Canada. (...)



(...) ce disque nous sert une resucée sans relief sur une production chantilly nappée de miaulements de chats égarés. Au risque de choquer, il faut bien avouer que Blonde Redhead s'est mis en roue libre sur ce coup-là. Certes, ce n'est pas un disque épouvantable à mettre au rebut car il conserve sur plusieurs titres l'éclat d'une écriture éprouvée. (...) Mais à l'image du single 23 pas mauvais en soi, il faut s'accommoder de la purée de pois à la place des voiles mélancoliques qui habillaient jadis d'un romantisme sombre les compositions du groupe. En forçant le trait, Blonde Redhead confond épaisseur et profondeur. Il perd du coup cette fragilité cristalline qui faisait sa force (...)



(...) Ca fait loin les Unsane, Fugazi, Shellac et autres gros durs de l'intransigeance indie américaine avec lesquels Blonde Redhead a grandi. Ca remplace surtout la frustration et la colère post-punk par ce sentiment d'ennui chic, de dépression nerveuse toute tropézienne.  Je ne vais pas hurler au scandale comme certains ont pu le faire lors des précédents virages stylistiques de Dominique A, Bowie ou Radiohead mais franchement, je n'arrive pas à appréhender tout cela comme étant une très bonne nouvelle. Surtout que sur certains morceaux, ce n'est même plus à Air ou Charlotte Gainsbourg que l'on pense mais carrément à… Mylène Farmer ! (...) 



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