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Universal (2007)

1. Black Mirror
2. Keep The Car Running
3. Neon Bible
4. Intervention
5. Black Wave/Bad Vibrations
6. Ocean Of Noise
7. The Well And The Lighthouse
8. Antichrist Television Blues
9. Windowsill
10. No Cars Go
11. My Body Is A Cage


Site officiel:
http://www.arcadefire.com
MySpace:
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=146524929


moyen

Arcade Fire - Neon Bible


(...) Arcade Fire a bien compris ce qu'on attendait d'eux, et le produit.  Une instrumentation variée, ou la guitare est en retrait par rapport à la basse, au piano et au violon (Owen Pallett, alias Final Fantasy). La voix habitée de Win Butler, et les choeurs très Kim Deal de Régine Chassagne. L'ambiance, toujours particulière, parfois oppressante, parfois surannée, parfois angélique. Et la puissance générale (...) Tout cela est très bien, mais. Quoi, mais? Mais reste une impression étrange, une impression d'une certaine impersonnalité (un comble!), voire pire, d'une sorte d'artificialité désagréable. Les paroles anti-guerre, anti-religion organisée et anti-USA, par exemple.  Comme si Arcade Fire avait compris ce qu'on attendait d'eux, et a produit ce disque comme on produit un Big Mac. (...)



(...) Win Butler et ses amis se sont demandés avec qui faire un nouveau disque. Envisageant d'abord de travailler sous la houlette du légendaire Bob Johnson (...), Win et sa bande se sont dits que finalement ils avaient fait le premier tout seuls, alors pourquoi ne pas continuer comme ça ? Quand on est LE groupe dont tout le monde parle, on peut se permettre à peu près tout, non ? (...) Reste à savoir si cette décision autarcique était judicieuse... (...) Car c'est sans doute là où le bât blesse ici. Là où Funeral, (...), jouait clairement la carte de l'extériorisation un peu foutraque et presque outrancière d'un certain mal de vivre et de sentiments sombres (ah, ces envolées chorales !), ce religieux Neon Bible semble renouer avec le côté plus introspectif des premiers moments (...) Du coup on se dit qu'un regard extérieur et quelques coupes bien pensées dans le joyeux bordel que peut devenir la musique d'un groupe de 7 musiciens (désormais augmenté d'une section de cuivres !) n'auraient pas fait de mal sur certains titres. (...)



(...) Cet album est bon, pour sûr. Le groupe a évolué depuis Funeral, cela s’entend dès les premières notes... Le morceau d’ouverture, Black Mirror, sonne plutôt bien, au départ, mais à la moitié de la chanson je commence à me dire que l’effet de surprise du premier album s’est dissipé, que la voix du chanteur m’importune depuis que je l’ai vu chanter de la variété en compagnie de Bowie... Et idem, le schéma se répète : je suis séduit par le minimalisme de la chanson titre, par les accords d’orgue à tuyau d’Intervention, par le français impeccable des paroles sur Black Waves, par le départ bowiesque de l’Antechrist Blues ou par la courte intro symphonique de No Cars Go... Pourtant, une fois passées les 20 premières secondes de chaque morceau, l’ennui se fait ressentir invariablement. (...)



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