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Warner (2006)

1. Sous les avalanches
2. Je t’ai même pas dit
3. A Naples il y a peu d’endroits pour s’asseoir
4. Marine
5. Ambroise Paré
6. Sépia plein les doigts
7. Les piqûres d’araignée
8. Déja toi
9. 29 Avril au 28 Mai
10. Voici la ville
11. Il fait si beau
12. Favourite song
13. Les jambes de Steffi Graf


Site officiel:
http://www.vincentdelerm.com
MySpace:
http://www.myspace.com/vincentdelerm


bof

Vincent Delerm - Les Piqûres d’Araignée


(...) Sous les avalanches référentielles à l’univers pseudo-gainsbourgeois (...), il nous fait son tour de chant ringard comme s’il venait de quitter l’Ecole des fans de Jacques Martin avec un 10/10. Stop... N’espérez pas de moi que je fasse de la déconfiture esthétique, morceau après morceau, car on n’apprendra rien de plus en écoutant ce garçon décidément bien rangé. Hormis peut-être sa chanson "engagée" Sépia entre les doigts qui mériterait une attention toute particulière... Un peu comme une rose qu’on mettrait à la boutonnière. Sinon... Ah oui, il semble s’être lassé du sourire de Fanny Ardant pour préférer suivre Les jambes de Steffi Graf qui devaient le faire bander adolescent (...). Ce recours systématique à l’énumération contemporaine est un genre très en vogue puisqu’il a le mérite d’être racoleur, inépuisable et superficiel. Beau palliatif qui masque pourtant bel et bien une imposture. Son unique talent reposant sur le fait qu’il a su composer une sauce déclinable à merci : un peu de moi... le nom de machin... encore moi... la rue bidule... et toujours moi. Et la panne sèche viendra quand l’air du temps lui sera passé de mode et ne fera plus enthousiasmer les complexés middle class, les blasés apolitiques, les poseurs bobos et autres revizors provinciaux...(...)

(...)  Parfois, j’écoutais Delerm. (...) Je me disais, Delerm, lui, il a trouvé le filon pour plaire aux filles aux yeux verts. Souvent, je pensais que les chansons de Delerm ressemblaient à ces bibelots pleins de poussière, achetés un jour où il faisait si beau, à Deauville. Quelques fois, seul, je m’imaginais avec Delerm, sur ce canapé couleur aubergine, en train d’écouter Miossec, les yeux rivés sur le poster d’Un homme à abattre. Parfois, je me trouvais nul d’écouter Delerm. Souvent, d’ailleurs, je n’écoutais pas Delerm.



Vincent Delerm veut faire évoluer sa musique. Mauvaise idée (...) Une chose frappe d’emblée : il chante encore plus mal. (...) En perdant une partie de cette distance qui pouvait paraître maladroite ou hautaine à ses détracteurs, il se fait plus passe-partout mais aussi plus mièvre. (...) Le propos de cet album est plus intimiste, compte moins de name-dropping. A ce propos, remarquons que ce procédé est utilisé beaucoup moins sur cet album, seule la chanson Les Jambes De Stefi Graff ressemble à la version fétichiste du sommaire d’un Stade 2 de 1987.  Bon, encore une fois, ce n’est pas l’extase musicale. (...) Pourquoi tant de haine ? Parce qu’au delà de l’humour qui est moins présent, il y a de mauvais choix manifestes. Si à tête reposée, la lecture des paroles et toujours plaisant, le gloubiboulga musical est désolant. On ne va pas enterrer Vincent Delerm comme ça mais il s’éloigne sur la pente savonneuse du joli. (...)


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