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Jagjaguwar / Konkurrent (2006)

1. Widow’s Walk
2. Nubile Days
3. City Calls
4. A Venue Called Rubella
5. All Fires
6. The Partisan But He’s Got To Know
7. The Freedom
8. Petersburg, Liberty Theater, 1914
9. The Pollenated Girl
10. Bluebird
11. Pleasure Vessels
12. Are You Swimming In Her Pools ?
13. Shooting Rockets


Label:
http://www.jagjaguwar.com
MySpace:
http://www.myspace.com/swanlaketheband


très bon

Swan Lake - Beast Moans


Horreur. Un Supergroupe. (...) Swan Lake est le fantasme ultime du collaborateur de Pitchfork, amené à anéantir en lui tout autre désir jusqu’à l’annonce du nouveau Radiohead. Indie people, méfiez-vous : (...) Swan Lake, The Ultimate Canadian Indie All-Star Band, et on en tremble d’émotion d’ici à Chicago. (...) un album qui sent la drogue, mais avec de vraies chansons. (...) Beast Moans est un album qui laisse chez l’auditeur une foule d’impressions, souvent très ambivalentes : féerie et malaise y cohabitent étroitement, sans paradoxe, comme les visions alcoolisées sont indissociables d’une future gueule de bois. (...) ils aiment la réverb’ et l’echoplex, les textures sont crades et les morceaux a priori pas vraiment composés mais en fait si. Orgues acides et batteries tribales, voix souvent en roue libre, guitares twang et basses étranges, tout fusionne en un magma lysergique qui ne caresse jamais vraiment l’auditeur dans le sens du poil, en tout cas pas plus de cinq secondes. (...) de la pop exigeante et libre, psychédélique et profondément moderne, paradoxalement jusque dans ses références les plus acid-rock et indie nineties. Une belle réussite.

(...) Difficile à appréhender, Beast Moans n’en possède pas moins une beauté hors norme. Chaotique, psychédélique et intriguant, le disque laisse l’impression à la première écoute d’ébauches de vieilles chansons retravaillées, un sentiment de déjà entendu au travers des mélodies. Puis le charme s’imprègne lentement dans chaque particule de notre peau et l’on finit par être fasciné par ce puzzle anti-cartésien : rock psychédélique, pop expérimentale, folk iconoclaste version Animal Collective, Hunky Dory passée à la moulinette Loveless... cette dimension sonique se révèle incroyablement foisonnante. (...)

Sur le papier, décrit avec quelques images habilement troussées et une poignée de mots soigneusement sélectionnés, un disque comme Beast Moans aurait tendance à séduire. On lancerait la grosse artillerie métaphorique, on ouvrirait le coffret à épithètes, on parlerait d'onirisme lo-fi, de lyrisme pré-apocalyptique, de maelström post-folk, d'aquarelle brossée à grands coups de guitares fauves, d'orgues fous et d'écho grésillant... le pire, c'est qu'on ne délirerait qu'à moitié, le disque demeurerait reconnaissable. La pochette est assez belle, en plus, cette frêle silhouette bizarrement accrochée, luth en main, à une falaise luxuriante, ce ciel jaune et rose, ça donne envie de se mettre au lit, casque sur la tête, de fermer les yeux et de se laisser happer. Mais l'on se réveille en sursaut quand Beast Moans apparaît pour ce qu'il est vraiment : prétentieux, bavard et hermétique. Un exercice de style très vain, qui, sous prétexte de partir à l'aventure, dérive sans boussole. (...)

(...) Car ici, chaque titre est proche de la schizophrénie et il est presque impossible de sortir d’une telle écoute sans un mal de crâne, sans une impression de devenir sourd. (...) Beast Moans est génial, tendre, drôle, sombre. (...)

Vous pouvez lire également au sujet de cet album Bonnes pioches dans le Journal de bord de Zabladowski

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