zabla(dowski).org


Flower Shop (2006)

1. Technology Won't Save Us
2. Pace
3. Where Are You Now
4. Big City Rot
5. Twilight at the Hotel Moscow
6. Birds
7. Lost (She believed in angels...)
8. Weightless
9. P.1/P.2 (Cherry Trees and Debt Collectors)
10. Theme for the May Queen No. 3


Site officiel:
http://www.sophiamusic.net/
Label:
http://www.theflowershoprecordings.com/


bof

Sophia - Techonology Won't Save Us


(...) Avec Technology won’t save us, Sophia continue dans sa lancée, sans forcément beaucoup d’évolution. Ça reste du Sophia : la voix un tantinet nazillarde et le talent créatif de Robbin Proper-Sheppard parviennent à garder l’esprit premier du groupe.En ouverture, on trouve cependant une bizarrerie a priori totalement kitch : titre qui donne son nom à l’album. Une sorte de symphonie pour garçon mélancolique : violons, haubois et tout le tintouin, d’abord langoureux, puis presque violent, qui donne un écho esthétique assez juste à la pochette "paysage fin du monde" de l’album. Juste derrière arrive "ze tube", avec son martèlement de batterie, ses guitares pop, son refrain guilleret et les trémolos charismatiques de la voix. Pop à orchestrations voire même bribes d’électro, balades à clochettes et songwriting à gratte sèche se donnent la réplique sur le reste de l’album. (...)

(...) les premières minutes nous confortent dans notre besoin d'exigence : Technology Won't Save Us, titre instrumental qui débute en douceur pour se finir dans un industrialisme imposant (...) Aucun répit, Robin martèle un Pace qui va lorgner crânement du côté des Smashing Pumpkins (...) Epuisé par cette inattendue entrée en matière, Sophia retrouve ses rails et s'en va percuter l'acoustique tant aimé, titres inévitablement réussis, même si moins enthousiasmants car parfois un peu prévisibles. (...) Robin et son groupe ont donc l'air d'avoir goûté au fruit heureusement non défendu de l'électricité et d'y avoir pris leur panard. Les nostalgiques regretterons la mélancolie (un peu) perdue des précédents opus, les autres suggéreront à Robin de se lâcher réellement et d’assumer à fond son parti pris sous tension. Un album malheureusement un peu bancal, pas forcément enthousiasment de premier abord, mais qui se révèle vite contenir des perles immanquables. Vas-y Robin, laisse-toi encore plus aller, ça vient... (...)


(...) Proper-Sheppard confirme donc l'impression mitigée qu'il avait laissée sur People Are Like Seasons, son précédent effort. On le sent tiraillé entre une volonté manifeste de changement et un certain immobilisme sans doute en partie dicté par ses fans purs et durs. On aurait envie de lui dire de se lâcher et de faire rugir son côté obscur sous un flot ininterrompu de guitares enragées, comme The God Machine savait si bien le faire. A la place, notre homme continue de s'enfermer dans un carcan qu'il n'assume plus tout à fait, tout en donnant l'impression d'une certaine complaisance. On ose espérer qu'avec Technology Won't Save Us, on en est toujours au stade d'une simple transition. Avant un nouveau départ...


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