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Peacefrog (2006)

1. Killing Moon (Echo & The Bunnymen)
2. Ever Fallen in Love (Buzzcocks) /
   Dance with Me (Lords of The New Church)
3. Don’t Go (Yazoo)
4. Dancing with Myself (Billy Idol)
5. Heart of Glass (Blondie)
6. O Pamela (The Wake)
7. Blue Monday (New Order)
8. Human Fly (The Cramps)
9. Bela Lugosi’s Dead (Bauhaus)
10. Escape Myself (The Sound)
11. Let Me Go (Heaven 17)
12. Fade to Grey (Visage)
13. Waves (Blancmange)


Site officiel:
http://www.nouvellesvagues.com
Label:
http://www.peacefrog.com
MySpace:
http://www.myspace.com/nouvellevague


moyen

Nouvelle Vague - Bande à part


Ils avaient osé le faire une première fois : reprendre des titres punk/new-wave du début des années 80 (Joy Division, Depeche Mode, Tuxedomoon, The Undertones...), dans un genre musical totalement opposé (la bossa nova). Et bien voilà que Marc Collin et Olivier Libaux remmettent le couvert avec une nouvelle salve de titres arrangés cette fois à la manière de la musique caribéenne. Et si le premier album connut en 2005 un réel succès à travers le monde (plus de 200 000 copies vendues), nul doute que ce second volet devrait connaître un sort à peu près semblable. (...)

(...) A la réflexion, il y a quelque chose d'un peu perturbant à se dire que, finalement, n'importe quelle chanson, même ultra violente et hyper subversive, peut se retrouver sur ce genre de compil' lounge, susurrée par une jolie chanteuse, et finir en fond sonore dans les soirées branchées. La raideur des Buzzcocks, la noirceur de Bauhaus, la maladresse touchante de New Order, le néo-romantisme kitsch de Visage, envolés ! Disparus ! Nouvelle Vague plonge tout ce petit monde dans un bain chaud de mélopées languides et hop, voici nos corbeaux londoniens tout beaux et tout bronzés comme des garçons de plage brésiliens. Du coup, on ne reconnaît plus nos petits. La tension, la nervosité, l'outrance de la new-wave, bref son âme, fondent au soleil des Caraïbes. C'est ça, l'esprit bobo : rendre acceptables et branchées des idées subversives, des musiques de la marge. Blondie chez Nouvelle Vague, c'est comme Che Guevara en poster dans un appartement bourgeois. C'est décalé, c'est tendance, c'est hype, mais ça n'est que ça.  (...)

 Amateur de reprises iconoclastes, le premier album de Nouvelle Vague et sa bossa-nova vampirisant quelques classiques new-wave m’avait plutôt plu. C’était puant mais amusant, c’était plastoc mais parfois intriguant, c’était léger-léger et aussi vite consommable qu’oubliable. Bref, pas de quoi en faire un fromage, de la musique qui s’écoute comme on bouffe un fast-food, sans honte, sans vraiment aimer, juste un instant vénérer le capitalisme industriel avant de retourner à de plus nobles marottes. (...) Complètement dépassionné par rapport au truc, ça m’avait fait marrer qu’il se fasse incendier par certaines critiques : "ces mecs javellisent des perles noires de la new-wave pour les rendre consommables aux bobo", voilà ce qu’on leur reprochait principalement, ce qui n’est pas foncièrement faux, mais bon… (...) Mesure il faut garder, comme disait un célèbre sage du Système de Dagobah.  Mesure, je garderai donc face au nouvel album de Nouvelle Vague, titré Bande à Part.  C’est bien simple : JE Dé-TES-TE !!! Je me fous totalement de leur trip iconoclaste, qu’ils transforment There Is A Light That Never Goes Out en lambada ou chantent Nick Cave façon Fête de la Bière, ce n’est pas mon souci, c’est leur délire, qu’il soit… Moi, tout ce que je veux, c’est que ça m’étonne un minimum et là, sur ce disque, il n’y a que systématisme et redite : mauvaises chanteuses, criquets de synthèse, bossa-nova de bar d’hôtel pour cadres moyens. (...)



Le but de tout ceci est de toute façon éminemment ludique et je m’en veux un peu d’analyser tout ça avec un angle d’attaque aussi premier degré. On ne se refait pas.

Vous pouvez lire également au sujet de cet album Toi aussi, tu peux devenir un bienfaiteur dans le Journal de bord de Zabladowski

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