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Ninja Tune (2006)

1. At my Heels
2. Sundown
3. Nouveau nova
4. Viva Vida
5. Samba Legrand
6. Like Clockwork Springs
7. Lights Out
8. Bahia
9. Our Last Stand
10. Patent Pending
11. Sawtooth EKG
12. Dreamt of Drowning
13. Sunrise
14. Petite Samba
15. Never None the Wiser


Site officiel:
http://www.daedelusdarling.com
Label:
http://www.ninjatune.net
MySpace:
http://www.myspace.com/daedelusdarling


moyen

Daedelus - Denies The Days Demise


(...) Le terme de la presse musicale le plus précis pour qualifier ce disque pourrait être "Abstract Tropical". Qu’est-ce que ça veut dire ? Que Daedelus est un artiste majeur du hip-hop expérimental (...), et que pour la première fois il consacre un disque entier au langage latin - et plus précisément à la samba brésilienne. Les possibilités de montage et de démultiplication du rythme offerte par les claves brésiliennes permettent à Daedelus de construire des morceaux qui, plus que des labyrinthes, sont des illusions. Des images. Le rêveur est engourdi, il est lent. Il est ces mélodies chantées où jouées au synhétiseurs, écrasées de compression, de saturation, de delay, de reverb. Le rêveur se balade dans un univers onirique qui pourraît être le Brésil. Un Brésil entre images Hollywood old school, clichés seventies, et cold-wave industrielle 80. (...) Une critique (quand même) à ce disque : le parti pris esthétique lo-fo, synthétiseurs compressés jusqu’à l’exagération peut-être agaçant la longue (...)

(...) Plus de MC, plus de hip-hop mais du grincement de Bomtempi et des sonates de synthèse dans un décor retro-futuriste dont il maîtrise le sens. D’un imaginaire inépuisable, Daedelus retient tout ce qui le traverse. (...) On note une forte présence de rayons de soleil, de Samba et de consonances brésilienne dans ce dernier opus. (...) Ce rythme de samba le transcende. Cette façon d’entraîner la musique dans une spirale aussi. Les samples ne sont plus la matière principale de ses morceaux, mais ils se tordent puis se raniment entre les "arpegios" des synthétiseurs et mélodies 8bits distordus.  Daedelus construit dans l’excès, n’hésitant surtout pas à dessiner tout ce qui lui est passé dans la tête et en y forçant les traits. (...)

Daedelus, l’artiste qui, avec son précédent album Exquisite Corpse nous avait réconcilié avec le label d’envergure Ninja Tune, propose ici son cinquième opus: Denies the Day’s Demise, qui nous révèle le goût du bonhomme pour une musique éléctropicale très surprenante et originale. (...),  Composé de 15 tracks mélodieux aux sons contrastés à la fois synthétiques (...) et acoustiques, rythmés de samba énergique, cet album est une sorte de vrille électronique loufoque et barrée. On reconnaît quand même le style concassé et complexe de Daedelus à travers l’utilisation de la saturation rythmique au semblant de déstructuré et son goût pour les samples de cordes et de cuivres décalés issus d’un monde cinématographique référencé. (...)  Cette nouvelle production de l’américain est une belle claque, un exercice de style à l’influence tropicale purement brésilienne, entre grandiloquence, bouffonnerie décalée et maîtrise parfaite d’une production pointue, qui enchante et réjouit par son univers singulier et décidément très personnel.



Véritable tour de force thématique et musical, le Denies The Day’s Demise de Daedelus est un concentré de cette rage qui née lorsque la lumière se meurt, de cette belle romance nocturne et de cette puissance latino-rythmique qui nous fait bouger le derrière. Alors ne vous endormez pas…

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