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Sub Pop (2006)

1. CSS Suxxx
2. Patins
3. Alala
4. Let’s Make Love And Listen To Death From Above
5. Art Bitch 6. Fuck Off Is Not The Only Thing You Have To Show
7. Meeting Paris Hilton
8. Off The Hook
9. Alcohol
10. Music Is My Hot Hot Sex
11. This Month, Day 10


Site officiel:
http://www.csshurts.com
Label:
http://www.subpop.com
MySpace:
http://www.myspace.com/canseidesersexy


moyen

Cansei de Ser Sexy - CSS


La hype de l'année ? C'est vrai qu'on pourrait le penser... Jugez plutôt: cinq brésiliennes plutôt agréables à regarder (+ un brésilien qui l'est un peu moins), une musique hyper-dansante qui mélange habilement post-punk, électronique et disco, des textes exhortant dans un anglais de cuisine à faire la fête et à profiter sans retenue des joies du sexe et de l'alcool, le tout saupoudré de références pipole à Paris Hilton et Beyoncé. Ouch, ça fait beaucoup et il y a effectivement de quoi être suspicieux. SAUF QUE... Sauf que les filles de Cansei De Ser Sexy (Marre d'être Sexy) et leur moustachu mentor ont effectivement l'air d'être à fond dans leur trip festif (...), qu'elles sont assez malignes pour conserver en permanence vis à vis de leur image une distance amusée (...)

CSS trimbale son lot de signes ostensibles de branchitude. Pour résumer : des filles là pour faire la fête, un mentor rusé, Sao Paulo, une signature inattendue chez Sub Pop et un tube au tragique post-moderne Meeting Paris Hilton (...) . Pas vraiment le genre de programme pour chialer dans sa bière. Plutôt la BO faîte pour accompagnée votre Mojito en repensant aux douches matinales à Benicàssim. Le premier album de Cansei de Ser Sexy ( Fatigué d’être sexy) ne répond qu’à un fil conducteur : hédonisme pour tous. Le bonheur naissant parfois dans le bordel, CSS culbute les genres. Electroclash gavé de phéromones, Blondie prise en levrette par Peaches, pop mutante aux moeurs relâchées et une chanteuse sous des dehors d’innocente lycéenne nipponne crachant des paroles salaces. Planqué sous sa moustache (les bienfaits de la colonisation portugaise ?) le cerveau du casse, Adriano Cintra, garantit la dose de hits. (...)

Au Brésil, on sait y faire pour danser jusqu’à pas d’heures, à Sao Paulo aussi. Les Cansei de Ser Sexy (CSS, pour Marre d’être sexy) s’entendent comme pas six pour nous secouer les noisettes, à la manière des Breeders, Blondie, LCD Soundsystem et autres Yeah Yeah Yeahs. Pas persuadé ?  (...)

Depuis des mois, c’est un de ces tubes qui affolent l’Internet, font fondre les iPod et rendent les filles dingues sur les dance-floors borgnes : Let’s Make Love & Listen to Death From Above. Derrière ce programme azimuté, furieux et paillard se cache un étrange collectif brésilien : CSS, histoire de transformer en joli logo flashy un nom un rien compliqué, Cansei De Ser Sexy. Ces furies de São Paulo (cinq jeunes harpies arty et un garçon qui rase les murs) sont en train de devenir une sensation du circuit live, où leur bubblegum-pop bâtit un étrange pont entre les fans de Miss Kittin et ceux de Blonde Redhead, entre les aficionados de Le Tigre et ceux de Gwen Stefani.  (...) CSS s’est spécialisé dans les titres à rallonge, petits manifestes goguenards à l’usage de la jeunesse. (...)

Cette formation majoritairement féminine en provenance du Brésil utilise une formule implaccable, en mélangeant l’esprit fêtard et dansant à l’oeuvre dans la musique électronique et l’énergie contestataire du rock. Un cocktail survitaminé pour bien envisager cette rentrée.  Les cinq musiciennes qui composent CSS sont visiblement "fatiguées d’être sexy", en réponse à cette surenchère de mimiques et autres poses suggestives de rigueur dans le showbiz. Qu’à cela ne tienne, elles vont dessiner, au fil de ces 11 vignettes - et peut-être sans le vouloir - une nouvelle sexy attitude imprégnée de rock et de mauvaises manières. (...) Ca commence avec CSS Sucks dans le titre du même nom, assené méthodiquement sur une batterie disco-rock et une guitare en proie au larsen. Bientôt, les cinq voix féminines reprennent en choeur cet étrange refrain fédérateur, sur fond de guitares saturées. Une méthode qui leur vaudrait sans doute l’appellation inédite de shoegaze electro, ou punk-dance, comme me le suggérait Laurent. (...)

Armé d’un single il est vrai imparable (Let’s make love and listen to death from above), ce groupe propose sur les cendres du post punk, une electro disco punk en usant de toutes les ficelles possibles sans qu’on puisse y trouver à aucun moment la moindre parcelle d’originalité, ou un titre qui passera le cap d’une écoute distraite (à l’exception du single donc).  Paresse ou calcul ? En tout cas, ce n’est pas de CSS que viendra une étincelle, un investissement quelconque, non. On décèle chez eux juste une envie de connaître son quart d’heure de gloire indie en ayant bien appris la leçon comme on le ferait dans une indie rock academy. (...)

(...) Alors ça "groove" comme dirait l'autre. On est dans une sorte de grand bazar de la musique : les Bip de David Gueta, les guitares d'Isaak Hayes, des voix qui se ponctuent sur le rythme... on bouge un peu des épaules... au mieux. C'est en fait très gentil malgré le semblant de provoc : des titres Arts Bitch, Musik Is My Hot Sex...; et on a les thèmes. Parler de sexe dans un groupe de filles est quasiment devenu un leitmotiv, une sorte de revendication de liberté... alors il est logique que CSS le fasse. Il reste la touche d'humour, Meeting Paris Hilton.  Balancer sur Paris Hilton est devenue un devoir citoyen. La femme la plus inutile du monde, la seule star du porno qui arrive à passer aux heures de grande écoute. Hilton respire la connerie, son opportunisme a tendance à irriter. La vrai question est : à quoi sert cette fille? La chanson ne parle que de ça, ultra répétitive The Bitch say Yeah. Geste assez amusant en fait.  (...) Le tout est très creux, et parler du vide, c'est bien difficile.

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