(...) Dire que les albums de Badly Drawn Boy ne sont pas attachants serait franchement mentir. La voix de l’animal est toujours aussi douce et agréable à l’oreille, tandis que mélodiquement, il s’en tire toujours plutôt pas mal (...) Mais voilà, on a du mal à en dire autant de ce nouvel album. Bien sûr, ça sonne toujours pas mal, voire bien par moments, mais curieusement, aucun titre n’accroche vraiment l’oreille. Manque de persévérance ? Peut-être… Mais c’est peut-être aussi de la faute de ce disque, qui, curieusement, ne donne pas tellement envie de s’y pencher davantage. Comme une impression de déjà-vu, déjà-entendu, de redite, en somme. (...) Surtout, globalement, l’album sonne assez creux et vaguement pompeux, comme si Damien Gough avait, cette fois-ci, manqué d’un peu d’inspiration et qu’il avait tenté de masquer cette carence par des arrangements moins discrets, plus pompeux (...)
(...) je vous avoue que ce disque est sans âme, merdique, consternant, chiant. (...) Certes il a toujours le bonnet, toujours une très belle voix, toujours un sens subtile du rythme et de l’utilisation du piano. Mais force est de constater que ses chansons ne sont plus jolies, ni mélancoliques, mais bien mièvres bonnes pour faire la B.O d’une série américaine avec des personnages de 17 ans qui ont des problèmes dans leur vie de personnes de 40 ans. (...) Ce Born in the U.K est une franche déception, une sorte de tâche dans une discographie, un disque inavouable, une page qu’il faudra tourner. (...)
(...) Avec ce cinquième album, Damon Gough confie qu’il se trouvait acculé à soit se remettre complètement en question, soit carrément arrêter la musique. Du coup, monsieur Droopy a regardé dans le rétro puis dans le miroir : il y a vu des trucs pas très gais (sic), mais aussi des raisons de continuer, la compréhension parant petit à petit au temps qui passe, la nostalgie se métamorphosant aussi, parfois, en placebo. (...)
(...) Après une courte introduction tout en douceur, l’album s'ouvre sur le single Born In The U.K., un compromis entre le style propre à Badly Drawn Boy et le rock plus rythmé des années 80. Une petite réussite qui suggère bien l’esprit de cet album, une sorte de recherche entre le nouveau et l’ancien, un désir de renouvellement. Mais cette tentative de diversification musicale n’est pas toujours si bien venue: en témoigne un titre très ringard, Welcome to the Overground qui résonne un peu comme un mauvais music-hall des années 7O. (...)
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