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De: Paul Greengrass
Avec: Matt Damon, Paddy Considine, Edgar Ramirez


Site officiel:
http://www.thebourneultimatum.com/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0440963/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4578


bon

The Bourne Ultimatum


(...) Dans ce troisième volet, on retrouve le mélange qui a fait la réussite de la série : de l’action brute, sans palabre, inscrite dans le réel, le tout baignant dans une constante paranoïaque. Avec cette fois, après les surprises de la découverte, une impression marquée de routine, de recette éprouvée. (...) Fidèle à lui-même, Paul Greengrass, déjà aux commandes du second opus des aventures de Jason Bourne, nous rejoue le coup de la caméra à l’épaule. On retrouve donc cette tension si efficace entre l’hyperéalisme de la représentation et l’hypertrophie de l’action, toujours terrestre, physique, lourde. Les plans semblent comme volés, pris sur le vif au milieu d’une foule étrangère à ce qui se déroule sous ses yeux. (...) Et Jason Bourne dans tout cela? Et bien, il fonce comme à son habitude, tel un chien dans un jeu de quilles. Seul face à l’empire, il va en détraquer la belle mécanique à coup d’actions. (...)



(...) Paul Greengrass, reconduit aux commandes, maintient l’équilibre ultra efficace du deuxième volet, entre les poursuites spectaculaires étirées jusqu’à l’abstraction (ici dans les rues de Tanger) et le théâtre du pouvoir et de la manipulation dans les bureaux de la CIA. La grande lessive de ce dernier épisode permet d’ailleurs à la célèbre agence de renseignements de repartir sur de bonnes bases, nettoyée, relégitimée. A croire que l’ère du soupçon et de la défiance s’achève. Après deux heures haletantes, l’univers nébuleux et anxiogène de Jason Bourne finit presque par rejoindre celui des « feel good movies », ces produits hollywoodiens à vocation euphorisante. (...)



(...) La franchise n’était pas née sous les meilleurs augures. La Mémoire dans la peau était resté dans les cartons du studio, ne parvenant pas à trouver un montage final satisfaisant, coincé dans l’angle du 11 Septembre – les Etats-Unis ne pouvant donc plus passer pour des méchants assassins. Pourtant le style de Doug Liman, l’approche sèche, austère, quasi européenne du personnage et de son univers trouvèrent un large public. Plus libres, plus engagées, les deux suites approfondirent la forme en adoptant la caméra virevoltante de Paul Greengrass, son sens du découpage inné et une certaine facilité à mettre en scène des scènes d’action littéralement haletantes et époustouflantes. (...)



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