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De: Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi
Avec: Catherine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian


MySpace:
http://www.myspace.com/persepolislefilm
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0808417/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=5514


moyen

Persepolis


(...) Persepolis déçoit d’abord par cette narration, et par l’illustrationnisme ultra de sa mise en scène inféodée au texte et à la chronologie, ce que le procédé narratif de flash-back en guise de cache-sexe n’arrivera pas à cacher. (...) Là où le film quitte le domaine de l’insignifiant pour rejoindre les toilettes (...), c’est dans le propos et la démarche, qui là sont vraiment insupportables, pas autant dans le fond que dans la forme proprement et banalement scandaleuse (...) une fois de plus, moi, vous et tous les autres ploucs de la Terre sommes pris encore pour des élèves de troisième à qui il s’agit de faire bien apprendre la leçon qui, au final, se résume à une énième (di)vision hollywoodienne d’un sujet forcément à thèse (...) de l’émotion mélodramatique omniprésente et exploitée exactement de la même manière qu’une comédie (romantique ou pas) avec Richard Gere, du rire doux-amer convenu tel qu’on en trouve dans 93% des films art et essai (...), absence de paradoxe et d’humour (...), et cet incroyable moralisme, cette vision correcte, ce « voilà ce qu’il faut retenir », asséné comme de juste sur un ton d’instituteur ou de catéchisme, c’est proprement insupportable. (...)
 



(...) l’histoire de Marjane Satrapi se caractérise par un point de vue qui résonne parfaitement avec les valeurs occidentales. Issue d’une famille princière (du régime précédant celui du Shah) et acquise aux idéologies progressives importées d’Europe, Satrapi a en réalité un profil inhabituel pour une Iranienne. Si cette originalité donne à Persepolis beaucoup de ses qualités, elle lui confère aussi une subjectivité qu’il faut garder à l’esprit si on s’intéresse à la situation de l’Iran. Ce recul semble précisément faire défaut à l’accueil qui est réservé au film. Ainsi, il y a fort à parier que c’est le contexte – les débats sur la laïcité et sur l’Iran - qui lui a valu le Prix du Jury du Festival de Cannes. Un festival enclin à s’encanailler d’une sorte de politisation strass et paillettes gauchisante, comme l’illustre la Palme d’Or accordée à Michael Moore pour son catastrophique Fahrenheit 9/11. (...) 



(...) Persepolis, c’est l’association d’un style assez peu conventionnel (le dessin tracé en noir et blanc, au feutre) et d’un sujet d’adulte sérieux qui rigole pas (la guerre en Iran, la privation des libertés, l’intégration), mais ce n’est pas le film de l’année. Disons juste que ce sera le film humanitaire des critiques. Vous savez, pour se donner bonne conscience, chaque année on choisit un film qui raconte ce qu’on ne voit qu’a la télé, et on dit que c’est génial. Ca nous donne l’impression d’être investit dans la misère du monde. (...)



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