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De: Paul Andrew Williams
Avec: Lorraine Stanley, Johnny Harris, Georgia Groome


Site officiel:
http://www.l2b-themovie.co.uk/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0490166/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=5425


bon

London to Brighton


(...) Du gore du glauque mais pas du glamour… Entre prostitution, meurtre et pédophilie, London to Brighton tente d’ausculter la misère sociale britannique. Pour son premier long métrage Paul Andrew Williams filme la face cachée de Londres et de Brighton : excès, démence et brutalité. Seul vrai refuge contre cette frénésie, le lien d’affection qui se tisse entre Kelly, mère de substitution, et Joanna, la fillette fugueuse. Bien plus suggérée que directement représentée, la violence est subtilement filmée (...) Malgré un dénouement un tantinet moraliste, c’est avec brio que ce cinéaste parvient à égaler le talent de ses confrères britanniques. (...)



(...) Le film nous montre que le quotidien routinier est parfois une chance inespérée. Du côté de la réalisation , l’action et les flashbacks se mélangent sans artificialité. Si London to Brighton ne marque pas par son originalité ou son audace, il a le mérite d’être un thriller efficace et attachant, sombre et plein d’espoirs. Pas mal. (...)



(...) Paul Andrew Williams mène son film tambour battant, sans jamais ménager ses spectateurs et sans oublier quelques retournements de situations opportuns. On ne souffle pas, on se prend à haleter au rythme de la course des héroïnes. Le cinéaste ne relâche son emprise qu’a l’ultime fin d’un film glauque, violent, concis et, donc, brut de décoffrage. (...) 



(...) Il est évident que Paul Andrew Williams cherche à obtenir sa carte de membre au club des couillus british. Mais là où un Trainspotting pouvait s'appuyer sur un véritable scénario et des personnages solides, London to Brighton risque à tout instant une déchirure musculaire dans le grand écart entre deux styles peu maîtrisés. (...) Se saisir d'un sujet bouclé en 13 minutes pour le disperser en 85, c'est souvent prendre le risque de diluer l'arôme d'un grand cru et de passer d'une dégustation fine à la consommation de piquette. Si Paul Andrew Williams évite le pire, il ne parvient tout de même pas à faire passer les longueurs, réutilisant un peu trop facilement certains ressorts du court, sans prendre le temps nécessaire pour réfléchir sur les spécificités de son nouveau format. Un résultat un peu en deçà d'un niveau de casting qui méritait assurément mieux.



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