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IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0433387/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=5157


bon

Harsh Times


(...) Impression de déjà-vu… Pourtant, le film surprend. Tout y est ressenti avec beaucoup de vérité, de la peinture des quartiers de seconde zone de Los Angeles au personnage de Jim, dont l’errance, vrombissante de violence, devient étonnamment émouvante. Ce dur à cuire est à fleur de peau, et sa révolte ressemble à celle d’un enfant qui pourrait tout aussi bien éclater en sanglots. Christian Bale incarne avec une ferveur communicative ce soldat détraqué, comme on dirait d’un jouet. Cet acteur a le don de se métamorphoser pour habiter ses personnages, et il fait entrer dans Harsh Times quelque chose de phénoménal. (...)



(...) Harsh Times n'est pas toujours très subtil (...) Néanmoins, le film n'en reste pas moins limpide dans ses intentions, allant droit à l'essentiel, appliqué et sûr de lui. L'écriture assure ce qu'il faut de rythme et d'intensité dramatique : elle intègre remarquablement le social aux règles du film-gangsta, l'assignant en détonateur d'action. (...) Plus viscérale, sa mise en scène défriche l'espace comme l'on se fraie un chemin en pleine jungle, à coups de machette. Une idée résume bien la trajectoire de Harsh Times : les crises de violences, épilepsie rageuse qui embrase le corps de Christian Bale jusqu'à la rupture. Le personnage se débat et tout le film est à redéfinir comme s'il prenait un coup à l'estomac. (...) Christian Bale, le meilleur des frustrés d'Hollywood, qui entre bestialité Actor's studio et ironie cabotine instille à l'ensemble une noblesse inespérée. (...)



(...)  Après s’être spécialisé en tant que scénariste dans le polar urbain (Fast & Furious, Training Day, Dark Blue, S.W.A.T. ), David Ayer passe à la réalisation avec un premier long métrage inspiré de sa jeunesse dans les quartiers chauds de Los Angeles. (...) L’image granuleuse du 16mm a beau apporter une certaine véracité loin des blockbusters léchés dont il signait autrefois le scénario, l’approche formelle d’Ayer s’avère somme toute assez conventionnelle. On pardonnera tout de même certains effets de style un peu superflus dans leur volonté de rendre la mise en scène encore plus nerveuse, en notant une utilisation plutôt judicieuse du ralenti vers la fin. Au-delà, seule l’introduction, véritablement cauchemardesque, propose un point de vue un tant soit peu original. Heureusement, l’aspect plus intime et personnel de l’histoire compose une alternative aux intrigues huilées très classiques de ses travaux précédents et permet surtout à Christian Bale d’offrir une fois de plus une prestation impressionnante en vétéran de la Guerre du Golfe devenant peu à peu cinglé. (...)



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