zabla(dowski).org


De: Peter Webber
Avec: Gaspard Ulliel, Gong Li


Site officiel:
http://www.hannibalrising.com
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0367959/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4073


à jeter

Hannibal Rising


Quatre prétendants au jackpot se réunissent pour mettre au point une arnaque: un vieux producteur, un romancier sur le retour, un réalisateur sans personnalité, un jeune premier en mal de gloire. Quatre associés pour un résultat qui vise à rouler le spectateur. (...) Un désastre qui n'a pas grand chose à voir avec le Lecter d'Anthony Hopkins. (...) le film est vite consommé et vite digéré. Ne reste qu'une aigreur d'estomac, due à la malhonnêteté d'un quatuor sans talent mais qui tente de tromper son monde en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes. (...)



A priori, retrouver un Thomas Harris en seul et unique scénariste de Hannibal Rising (...) avait toutes les raisons de nous rassurer sur ce prequel (...) Et pourtant... Si le film compose avec une mise en scène parfois laborieuse et un montage paresseux, c'est surtout du côté de l'histoire, inintéressante, et de ses personnages, très inégaux, que le bât blesse. Bêtement hyper explicatif dans sa première partie, le film oublie à mi-chemin son personnage principal en faveur d'une vulgaire histoire de vengeance, vue et revue, et une intrigue à (pseudo) suspense. (...)



(...) Le russe, à l'instar du nazi, est souvent méchant, sale et veule ! C'est la régression complète. À l'époque du James Bond - Opération Tonnerre de Terence Young, au moins, le malabar russe le plus rustre était stylé, inquiétant et bien habillé dans un costume impeccable ! En 2007, le russe hollywoodien a régressé nettement : il vole des pulls en laine pourrie sur des cadavres, il a une dentition misérable, il s'exprime à peine en français, il joue comme une patate! (...) Quant à Thomas Harris, que dire ? Son Hannibal Rising, adapté avec ses petites mains de son propre roman, enchaîne les mauvaises idées. Simple intrigue de vengeance dont n’aurait sans doute même pas voulu un Charles Bronson justicier, le déroulé narratif déploie des fils si ténus qu’ils deviennent presque drôles. Les mauvaises idées s’enchaînent. (...)



Du même niveau