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De: Quentin Tarantino
Avec: Kurt Russel, Rosario Dawson, Vanessa Ferlito, Jordan Ladd, Rose McGowan


Site officiel:
http://www.grindhousemovie.net/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt1028528/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4572


très bon

Death Proof


(...) Photo vintage, musique vintage, acteurs relookés vintage, effets ultra factices vintage : pour Quentin Tarantino le vintage c'est vraiment trop cool. Cette envie débordante de coolitude pourra un peu agacer au début. (...) Heureusement, passé les conversations de nanas un brin redondantes et artificielles, le plaisir du réalisateur est communicatif. Kurt Russel est tout simplement phénoménal dans son rôle de fou du volant et les courses poursuites sont tout simplement à tomber par terre. On finit rapidement par s'éclater devant son écran , s'éclater comme si on était devant sa Playstation. Car comme avec Kill Bill, on retrouve cet aspect jouissif de baston qui fait très vidéoludique. (...)



(...) KURT RUSSEL EST LE MEILLEUR ACTEUR DU MONDE. (...) 3/4 d’heures de préliminaires, et 10 min de jouissance : c’est le premier segment de Death Proof. (...) Il y a pendant deux heures la plus énormes des pressions sexuelles jamais véhiculée par un film. Sans jamais montrer la moindre scène de sexe, ni même un morceau de cul ou de téton, il mettrait K.O. Le Pape en personne. (...) Ce film c’est juste des tripes, ca parle au corps et au cœur pendant que le cerveau est aspiré par l’extraordinaire sens du dialogue, plus que jamais présent. C’est un spectacle total. (...) Techniquement, c’est du grand grand moment. (...) Dans un monde ou les gens sont heureux tant qu’ils peuvent consommer, Death Proof est un doigt d’honneur levé bien haut. (...)



(...) l'objet est somptueux et Quentin Tarantino plus en forme que jamais, déroulant à l'envi les trois fils de sa mise en scène, parole, action et vitesse supersonique. (...) La force théorique du film est évidente (...) Tarantino sait parfaitement ce qu'il fait et sédimente son film avec un soin de métronome et une malice qui confine parfois à l'arrogance. Le problème est que dans ce superbe Rubik's cube théorique, l'intérêt narratif demeure plus que limité (...) Et son intrigue, si jouissive soit-elle, ne fait que trimballer des figures creuses et irritantes dans la droite lignée d'une frime pour la frime (...) C'est à son manque d'humilité que le cinéaste doit sûrement la grandeur de sa mise en scène (son côté flamboyant), mais c'est encore à lui qu'il doit aussi sa plus grande faiblesse (son côté Flanby) (...) Ne reste alors qu'à se laisser porter par le flux (vitesse et précision du geste), en mettant de côté les odeurs de flan qui le suivent à la trace.



Le dernier Quentin Tarantino est réussi puisqu'il est raté. Hommage au cinéma des drive-in, des séries Z ou des séances de minuit, Boulevard de la mort est une œuvre mal léchée. Elle multiplie les faux raccords en toute conscience, abrège abruptement des séquences et assume, avec une délectation non feinte (...) Depuis Kill Bill : volume 1, Quentin Tarantino célèbre donc des genres, dits mineurs, qui lui sont chers. Il s'amuse bien avec ces sous-produits (...) Aujourd'hui, à naviguer, certes avec talent, entre hommage et plagiat (Kill Bill) revendiqué, il paraît manquer d'ambition. (...) il est conseillé de voir Death Proof les doigts de pied en éventail, avec une bière, du pop-corn et des amis prêts à roter en cœur avec vous. S'il n'est pas dit que le succès soit au rendez-vous, un destin à la The Rocky Horror Picture Show lui semble, au minimum, promis.



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