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De: Florian Henckel-Donnersmarck
Avec : Martina Gedeck, Ulrich Mühe, Sebastian Koch


Site officiel:
http://www.movie.de/filme/dlda
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0405094/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4681


moyen

Das Leben Der Anderen


(...) 4 années de recherches avant 37 jours de tournage, pour un résultat édifiant. Comment ne pas être entraîné par cette histoire, par l'Histoire européenne, proche de nous, quasi contemporaine, mais qu'on connaît si peu encore... Un scénario minutieux qui ouvre les yeux sur les réalités politiques et sociales de ces années 80 et 90 de l'ancienne RDA, qui nous attache à ses personnages et nous fait craindre leur avenir.  (...)  Film d'espionnage, fiction historique rare.



(...) En tout cas, le scénario ne laisse rien passer de la petitesse des uns et des autres, de la quête du pouvoir et des passes-droits, de l'amour et du pardon et de l'humilité de chacun. C'est avec une extrême finesse que l'ensemble de ces termes sont abordés ici. (...)



(...) Florian Henckel von Donnersmarck nous raconte comment une machine inhumaine se dérègle, dès lors qu’y interfèrent désirs et sentiments, tout ce qui est humain, et donc incontrôlable. C’est à un duel qu’on assiste, une partie d’échecs entre volonté de pouvoir et envies de possession, ordre et désordre, loi et transgression. Le spectacle est prenant, efficace, presque à la manière d’un thriller, mais aussi passionnant pour toutes les facettes qu’il révèle. La justesse de cette reconstitution de l’Allemagne de l’Est offre un accès inédit à une réalité qu’on n’a guère eu l’occasion de revisiter au cinéma, tout en prenant une dimension de fable universelle sur le totalitarisme.
(...)



(...) S’il fallait émettre des réserves sur ce film effectivement captivant, mais aussi bluffant et parfois putassier, c’est bien dans sa volonté de trop bien faire, d’être appliqué de bout en bout, finissant par dénaturer son sujet et le dépouillant de son identité.  (...) La Vie des autres n’a rien d’un film immédiatement identifiable comme germanique, voire européen. Sa virtuosité indéniable – qui hélas l’aplanit et ne lui confère pas la singularité qui permet de distinguer les très bons films des chefs-d’œuvre – renvoie exactement à celle déployée par le cinéma américain, y compris dans les films à thèses et à messages.  Enfin, dernier bémol, La Vie des autres aurait gagné à être plus court. Les derniers épisodes comme autant de fins différées dans le temps surajoutent à l’explication et à la démonstration. (...)



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