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De: Anton Corbijn
Avec: Sam Riley, Samantha Morton


Site officiel:
http://www.controlthemovie.com/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0421082/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=5430


bon

Control


(....) D'un photographe et réalisateur de clips, on craignait un film léché et maniéré. D'un biopic consacré au leader de Joy Division, on s'attendait à un film sombre et torturé. Attentes doublement contredites, et de quelle manière ! (...) Fidèle à son travail de photographe et, dans une certaine mesure, de vidéoclipeur, Anton Corbijn a le bon goût de ne jamais se départir d'une sobriété bienvenue, appuyée par sa marque de fabrique : le noir et blanc. Plus étonnant, le film, dans sa première partie, se présente quasi comme une comédie indé. (...) Toute la puissance de Control réside dans ce refus obstiné de cumuler dialogues et séquences lourdes de sens, de se construire comme une lente et inexorable marche vers le suicide. Le mal être, comme dans la vie, est dans les creux, se lit entre les lignes et ne naît pas d'incroyables et incessants tourments mais de l'ennui au quotidien, de la morosité et d'échecs (amoureux notamment) somme toute communs. (...)



(...) Car Anton Corbijn insiste sur le fait que Control n'est pas un film musical: même si le propos est musical, il ne peut pas être réduit uniquement à cet aspect. Il préfère rendre hommage à ce jeune chanteur , attachant et ensorceleur, qui se retrouve au milieu de tourbillons qu'il n'a jamais demandés: celui du succès espéré qui se révèle envahissant, celui de l'amour et du romantisme entre son épouse et sa maitresse et qui le rongera dès le début pour ne jamais le quitter ou encore celui de sa condition physique qu'il veut ignorer mais qui le rattrappera fatalement. (...) Ian Curtis n'était pas un rocker destructeur, simplement un jeune poète déchiré qui s'est retrouvé sur le devant de la scène musicale des années 70 et dont le groupe deviendra un emblème incontournable. Les nombreuses scènes de musique et de concerts live sont jouissives par leur simplicité et leur efficacité. Sam Riley qui interprète le chanteur, émeut, soulève l'admiration et attise la compassion. Son interprétation est sans aucune faille et ce, à tous les niveaux. (...)



(...) Un homme qui en viendra à se suicider pour échapper à la réalité. Si on regrette de temps en temps l'emploi des morceaux (comme celui un peu évident de Love Will Tear Us Apart), Sam Riley, leader du groupe 10.000 Things, est étourdissant dans le rôle phare et pousse la performance jusqu'à chanter comme le faisait le pionnier de la cold wave. Saisissant. (...)



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