zabla(dowski).org


De: Michael Winterbottom
Avec : Tim Robbins, Samantha Morton


Site officiel:
http://code46movie.net
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0345061/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=2044


bon

Code 46


(...) Film d’anticipation, dont le rythme et le thème rappellent Solaris (...) et Gattaca (...), Code 46 privilégie les ambiances feutrées et la retenue aux fusils laser et aux habits de vinyle. Réalisé par Michael Winterbottom (...), il fait preuve d’une subtilité étonnante qui s’avère beaucoup plus efficace pour démontrer les effets possibles de la mondialisation et des développements scientifiques que les habituels sacs de clichés qui sont souvent l’apanage de la science-fiction actuelle. (...)



(...) On retrouve du THX 1138 et de l’Alphaville dans Code 46. Peut-être Michael Winterbottom s’est-il inspiré de l’histoire du premier - un amour interdit dans une société non-violente mais totalitaire - et de l’imagerie du second - le futur n’est qu’un léger décalage du présent - pour réaliser ce film de science-fiction fascinant et désespéré. La beauté des images (...), le rythme lancinant de la musique et du montage, l’extrême délicatesse des rapports entre les personnages, rendent plus terrible cette histoire d’amour impossible.  Si le sujet de Code 46 n’est pas original (...) Michael Winterbottom (...) lui a donné l’émotion et l’engagement si intenses qui (...) font de lui un des réalisateurs les plus passionnants de ces dernières années.

(...) Si vous aimez les films développés autour d’une atmosphère mélancolique et langoureuse, ayant marqué par le passé des oeuvres telles le Solaris de Steven Soderbergh (...), vous risquez fortement de vous laisser transporter par Code 46. Le film réussit à se démarquer en deux temps par une démarche esthétique atmosphérique fort ambitieuse et un bagage textuelle reprenant minutieusement plusieurs points associables à la ferveur totalitaire imprégnée dans la façon dont la science-fiction tend souvent à nous mettre en garde face à notre manque de jugement. Une fresque joliment dessinée, mais dont certains attraits demeurent malheureusement flous.



Du même niveau