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De: Zack Snyder
Avec: Gerard Butler, Vincent Regan, Dominic West, Rodrigo Santoro


Site officiel:
http://wwws.be.warnerbros.com/300
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0416449/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4732


bon

300


(...) Après une rapide mise en bouche abordant la vie à Sparte et le parcours initiatique de Léonidas, (...), nous entrons en zone de combat, moment choisi pour cautionner le full numérique du film. La technologie magnifiée par Sky Captain and the World of Tomorrow et entérinée dans le Sin City (...) est portée à son pinacle par un Zack Snyder qui a su sonner au blue screen tout son sens artistique. 300 adopte une véritable cohérence esthétique permettant de percevoir les combats comme une succession de tableaux stylisés (...) Fort de sa plastiques masculines magnifiée de clairs-obscurs, le Spartiate est physiquement parfait, semblable à une sculpture de Michel-Ange qui affronte un danger sans visage dans des combats irréels et ultra-esthétiques. (...) l’œil est au cœur des affrontements, mais surtout (et c’est assez rare pour le signaler), il assiste à un film lisible et détaillé, loin des montages syncopés actuels. (...)



(...) 300 le film, est à l’image d’un Spartiate : totalement extrême et considérant son corps comme la plus grande richesse dont il dispose. L’absence de second degré et le sérieux total de la mise en scène sont pour Zack Snyder les outils qui subliment ces guerriers Grecs, traitant la guerre comme un travail dont ils seraient des artisans de renom. Les ralentis/accélérés déjà présent dans Dawn of the Dead deviennent ainsi la signature du film. Décomposant chaque mouvement dans un pur ballet barbare, Snyder iconise ces professionnels et nous offre des moments de bravoure grandiose. (...) 300 ne réitère pas l’erreur de Sin City. Certes, nombre de répliques et de cases sont transposés littéralement, mais Snyder prolonge celles-ci. Le film acquiert une véritable indépendance par rapport à l’œuvre originale. Cela ne se fait pas sans heurt hélas, et la grosse erreur fut d’incorporer une intrigue parallèle à la bataille (...) Bref, le rythme est plombé et on s’en fout, on veut de la baston ! (...)



(...) 300 est un film gros bœuf, aux incroyables relents fachos, voilà qui est dit. Mais c'est trop énorme pour être pris au sérieux, et l'étiquetage nazillon est d'une telle évidence que l'on n'est pas plus avancé une fois cela précisé. (...) Ce qui frappe surtout dans cette totale bourrinade des familles, c'est le brutal retour en arrière qu'elle propose. Les punchlines éructées en guise de dialogues (déjà cultes sur le Net), la glorification du corps dopé à la testostérone, la couche molletonnée épaisseur triple de la psychologie des warriors, le goût des affrontements entre übermenschen assoiffés de sang et foules anonymes de métèques : tout cela rappelle le coeur des années 80, vers lequel le cinéma contemporain ne cesse de se rediriger. (...)



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