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De: Guillermo del Toro
Avec: Ivana Baquero, Doug Jones, Sergi López


Site officiel:
http://www.ellaberintodelfauno.com
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0457430/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4644


bof

Pan's Labyrinth


L’idée d’entrer dans une salle obscure pour aller vous délecter d’un film présenté comme un "conte de fées pour adultes", (...) décrit ici et là comme un véritable petit bijou de fantastique poétique et onirique, version sombre d’un univers rappelant Lewis Caroll et Tim Burton, sur un fond historique, cette idée vous séduit ?  Moi aussi, en amateur de merveilleux, mais aussi de bons films d’horreur (...), cette idée me séduit...  Alors j’y suis allé... et aurais dû m’en abstenir...  (...) L’univers que Guillermo Del Toro tente vainement de mettre en place manque d’originalité, d’épaisseur : trois fées, un faune, un crapeau géant, un monstre mangeur d’enfant que l’on ne voit que quelques minutes sont bien peu de choses pour un "conte fantastique". L’aspect onirique manque simplement de présence, ne représentant qu’un pauvre dixième, bien insipide, de l’intégralité de ce film... Ne parlons même pas de poésie ! (...)

(...) Une chose est certaine c’est que Sergi Lopez tient le rôle du salaud de service de l’année, en endossant ce personnage de capitaine franquiste sans aucune pitié (...) Une guerre sans merci donc est engagée en Espagne (on est en 44), la bonne, Mercedes, faisant le lien entre les deux mondes, servant le capitaine tout en faisant le relais avec les résistants... Cela lui vaudra 2-3 petits problèmes. Il est un peu bizarre de voir que toute la seconde partie du film s'intéresse à cette trame historique alors que la première partie était organisée autour de l'accouchement de la femme du capitaine et surtout autour du monde imaginaire de la petite fille (...) on a parfois un peu de mal à comprendre où Del Toro veut nous emmener dans ce voyage initiatique... nulle part ou simplement dans un royaume enfantin ? (...)

(...) Guillermo Del Toro tente de faire s’interpénétrer les deux univers qu’il dépeint, tente de permettre à l’un d’évoquer l’autre avec subtilité, tente de nous convaincre du bien-fondé de sa démarche et échoue à chaque étape. Le fantastique côtoie le réel, mais les deux aspects du filme se superposent sans se mélanger, comme si dans le sandwiche, ils étaient le pain et la garniture. La quête, qui devrait être une subtile parabole, use lourdement de ses monstres abjects, et rend le tout difficilement digérable. (...) les personnages réels ne parviennent jamais à obtenir une respiration, un espace ou exister, étouffe sous leur archétype. Il y a le méchant beau-père, qui partage son emploi du temps entre tripotage de montre, et découpage de doigts des gentils maquisards, les gentils rebelles de la forêt, qui en sont pas des ratons laveur en 3D, mais des républicains, ne nous trompons pas de film, et les agents doubles, qui aident les rebelles tout en travaillant au camp, un genre de schtroumf bleu qui serait peint en noir. (...)

(...) Ce film est mauvais. (...) Pourquoi donc avoir donné l’Espagne Franquiste comme fasciste ? Pourquoi être aussi complaisant avec cette racaille communiste ? Pourquoi filmer autant de violence gratuite ? Pourquoi être aussi lourd sur la mise en scène du super méchant (il ne manquait plus qu’une pancarte "Bad Guy" sur sa tête !) ? Mais pourquoi bordel ?!  Je retiendrai juste de ce film cet effet spécial HALLUCINANT de la joue coupée. (...)

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