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De: Guillaume Canet
Avec: François Cluzet, André Dussollier


IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0362225/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4996&lang=fr


moyen

Ne le dis a personne


(...) Première surprise, il réussit à transposer dans Paris et sa région l’enquête de ce pédiatre soudain confronté à la "résurrection" de sa femme, assassinée huit ans auparavant. S’il commet des maladresses de mise en scène (flash-back mièvres et lourdeurs dans le dénouement), ses courses-poursuites, en revanche, filmées au ras du périph, sont réalistes et accrocheuses. Surtout, en bon faiseur obéissant à la grande tradition du polar à la française, il sait s’en remettre à ses acteurs, triés sur le volet jusque dans les seconds rôles et les participations amicales (...)



(...) La transposition de l’histoire au contexte hexagonal est plutôt réussie, même si les poursuites en Scénic rendent définitivement moins bien que celles en Mustang ou en Corvette (...) Le film bénéficie d’une distribution de gala, avec un usage du contre-emploi bien venu. (...) François Cluzet qui incarne le Dr Beck n’a jamais tant ressemblé à Dustin Hoffman, et cette ressemblance n’a visiblement pas échappée à son réalisateur qui le fait courir et subir la torture comme son modèle dans Marathon Man.  Si elle est sans génie particulier, la réalisation est efficace et donne à l’ensemble un rythme plutôt bien adapté à ce type d’intrigue. Il y a bien quelques lourdeurs, particulièrement dans les scènes les plus dramatiques (...)

(...) Ne le dis à personne surprend d’emblée sur tous les points. C’est une œuvre ample et ambitieuse qui réussit presque chacun de ses nombreux (et risqués) paris. (...) Le principal défaut du film réside justement dans la manière dont le mystère se dévoile, souvent de manière trop abrupte. (...) C’est sur le dernier tiers que le rythme patine, que les deus ex-machina font leur entrée, et que la belle énergie dont faisait preuve Guillaume Canet se disperse, laissant une impression de lourdeur explicative digne d’un mauvais Jean-Christophe Grangé. Le cinéaste avait jusqu’alors réussi à transcender son genre pour faire de Ne le dis à personne une étude de caractères. (...) On retiendra également que Canet a le bon goût de délaisser l’esthétique poisseuse et surfaite que trop de polars français adoptent (souvenons-nous d’Olivier Dahan et autres Chris Nahon) pour signer un whodunnit ensoleillé. (...)

Adapté d’un polar de Harlan Coben aux 6 millions de lecteurs, le second film du comédien Guillaume Canet est un gros gâteau riche et indigeste multi-genre qui se veut à la fois un thriller, un film d’action et une histoire d’amour. La première demi-heure est prometteuse malgré une photo inutilement sophistiquée de bon élève ayant intégré qu’il sait faire compliqué. Malheureusement, on s’enlise dans une forêt de gros plans pour déboucher sur une seconde partie laborieuse et, enfin, une fastidieuse scène avant-finale surexplicative comme les débats des dossiers de l’écran. (...)

(...) un beau casting. Mais le film... est un film français classique qui décolle comme un Airbus et qui se transforme en un planneur pour une fin annoncée (...)

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