zabla(dowski).org


De: Lionel Bailliu
Avec: Marion Cotillard, Jérémie Renier, Benoît Magimel


CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4475&lang=fr
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0454602/


à vomir

Fair Play


Dernier épisode en date de la passion franco-française pour le drame d'entreprise, Fair play se fait fort d'en inventer la version sportive. Au programme, donc : même fond de petit commerce sentencieux, même diatribe minuscule sur la violence capitaliste, ici sur le mode thriller psy. Même cartographie niaise du même petit peuple : le patron salaud, le jeune loup, la secrétaire godiche, le bizut benêt vite dégraissé de ses idéaux -Jérémie Renier, forcément.  (...) Cette aberration, c'est son seul mérite, offre au moins de saisir la généalogie exacte du pire cinéma populaire à la française. Si intégralement nul que ça frôle l'expérimental (...), le film, pas très fair-play vis à vis de ses camarades, entame avec une nette longueur d'avance la course au titre de la sortie la plus grotesque de la rentrée.



(...) Le monde de l’entreprise associé au sport, ce sera comme ça tout au long du film. Car le travail comme le sport c’est l’équipe et un supposé fair play. Un fair play qui ici n’aura pas du tout sa place dans le sport comme au boulot où tous les coups seront permis. Dit comme ça , ça parait excitant et bien mesquin. Sauf que dès la première scène, les dialogues sonnent terriblement faux. Pas naturel, trop récités,clichés. On se rassure en voyant l’éprouvante scène de squash (...) Mais Fair play finit par se révéler franchement inégal et bancal et la mise en scène en dehors de cette scène se révèlera assez catastrophique. Les personnages tombent très souvent dans la caricature et l’interprétation surfaite des acteurs n’aide pas à remonter le niveau. (...)

Lionel Bailliu a essayé de surfer sur la vague du succès qu’a remporté son court-métrage Squash, mais certaines idées ne sont pas faites pour être exploitées à l’infini. Le concept très original de la confrontation professionnelle en milieu sportif est contrebalancée par une hésitation fatale: on oscille entre le ridicule assumé et le réalisme poussif, et le mélange n’est pas heureux car on ne sait jamais si l’on doit rire. (...)

Vous pouvez lire également au sujet de ce film Dangers publics dans le Journal de bord de Zabladowski

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