zabla(dowski).org


De: Steven Soderbergh
Avec: Dustin James Ashley, Katherine Beaumier


Site officiel:
http://www.bubblethefilm.com/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0454792/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4167&lang=fr


bon

Bubble


Acteurs non professionnels, décors sans doute réels, sujet minimaliste, pas énormément de dialogues, et un rythme un peu bizarre mais complètement tranquille, Bubble est assez surprenant, et prend quasiment tout le monde à contre-pied. La structure du film est simplissime : il s’agit de coller au "réel", de montrer le déroulement des journées et d’entrecouper tout ça de petits breaks musicaux discrets (durant lesquels il se passe souvent de jolies chose d’ailleurs). Point à la ligne. Ça cause peu, ça parle un peu de rien. Les gestes sont à minima. (...) On a l’impression de se balader chez nous les ploucs (terme non péjoratif dans ses pages), dans une sorte de mini-ville tristounette, remplie de mini-gens vivant des mini-vies, comme d’ailleurs la plupart d’entre nous. La classe ouvrière, quoi, Bubble racontant finalement la vie des Smicards. (...) Curieusement, Bubble, ce n’est pas non plus les frères Dardennes ! Et croyez-moi, c’est rien de le dire, car c’est complètement l’opposé, dans la forme comme dans le fond. (...) Bubble est tourné en vidéo, mais somptueusement étalonnée, ça se passe dans une usine, et puis il y a le reste de l’histoire que je ne vous raconterai pas ici (passionnante d’ailleurs), et de temps en temps, telle ou telle couleur sur tel objet dans la fabrique nous paraît bien artificielle mais très composée, et on se dit que le gars Soderbergh a dû y mettre un coup de pinceaux... (...)



(...) Sur 63 minutes, Steven Soderbergh réussit à brouiller les pistes, tout en déconstruisant l’idée du mythe américain . Loin des côtes est et ouest, le centre rural du pays offre un paysage consternant : bungalows miséreux aux dimensions d’une caravane, travailleurs prêts à occuper deux emplois pour subvenir à leurs besoins, chômeurs et retraités végétant devant leur télé. (...) Malgré une chute à l’imagerie rédemptrice appuyée, Bubble séduit par son formalisme novateur et prouve que le cinéma n’est pas qu’une question de moyens. 



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