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De: David Guggenheim
Avec: Al Gore


Site officiel:
http://www.climatecrisis.net/
IMDb:
http://www.imdb.com/title/tt0497116/
CineNews:
http://www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=4460&lang=fr


à jeter

An Inconvenient Truth


(...) Une vérité qui dérange n’a pas la portée révélatrice promise par son titre. Pour l’essentiel, l’état des lieux qu’il dresse est assez connu : la course à la catastrophe climatique - avec fonte des glaces et tornades pour tout le monde, sauf les Hollandais qui seront déjà sous l’eau - est bien avancée.  (...) Néanmoins le mérite du film de Davis Guggenheim est de présenter de manière didactique et agréable une petite révision des causes et conséquences de la catastrophe annoncée, à la manière d’un prof sympa qui nous ferait bachotter avant la grande échéance de l’examen. (...) De temps en temps, entre deux conférences où il prêche des convaincus, un autre visage de l’ancien futur président des Etats-Unis apparaît : celui d’un type blessé et un peu loose qui remâche amèrement sa défaite contre Bush (...) ces ponctuations intimes nous donnent l’image d’un homme obsédé par son image et par le pouvoir, pathologiquement incapable de réussir. Sans le savoir, ces petites coupures "publicitaires" constituent le constat le plus amer : Al Gore y est le symbole parfait d’un monde qui n’abandonnera jamais ses obsessions au profit de sa survie.

(...) Al Gore, ancien candidat démocrate, battu par George Bush, est bien embêté. Il a un caillou qui lui fait mal dans la chaussure, et en plus il est très concerné par l’écologie (...). Comme il a du temps libre, il décide de monter une superbe conférence. Alors attention, ce n’est pas une conférence de papy, avec une pupitre et deux heures de bla-bla. Non. En fait, c’est un slide-show ! Un show-Diapo, avec Powerpoint et tout et tout ! (...) Une vérité qui dérange montre, démontre et remontre la conférence qui parle d’un problème qui concerne tous les hommes de cette planète : le réchauffement testiculaire à l’arrivée de l’andropause....  (...)   Le film repose sur deux ou trois principes. Il ne montre, tout d’abord, pas la conférence en entier; dans une salle de cinéma, ça pourrait être un poil rébarbatif. Alors on a aéré logiquement le système. Certains morceaux de la conférence sont non pas captés en direct, mais recréés dans des faux morceaux de réalité "dans les coulisses", ou bien alors expliqués en voix-off par Gore lui-même. Dans les parties faux-vrai documentaire, j’adore la mise en scène, qui met clairement en avant le fait que Apple est sponsor du film (...) Deuxième aération de la conférence : des morceaux des autres activités d’Al Gore. Al Gore visite des scientifiques chinois. Al Gore qui se renseigne ici ou là, et patati et patata.   Enfin, troisièmement, la séquence émotion. Ben oui. La chose qu’il fallait commencer à dire en parlant de ce film (...), c’était : la conf’ se base presque uniquement sur des données "scientifiques", (...) c’est beaucoup de chiffres, beaucoup de bla-bla. (...) Al Gore est embêté. Que faire de plus ? Il introduit donc des séquences émotion. "Gore, c’est, outre ce brillant analyste, un mec qui souffre et qui des fois a des bobos à la vie". Et hop, on exploite la bio du Monsieur. Ce qui nous vaut de splendouillettes séquences assez proches de l’émission du rideau sur TF1.  (...)

Le fond du film est intéressant et le développement de l'argumentaire tient la route. Malheureusement, les spectateurs doivent faire face aux longueurs d'un documentaire scientifique qui n'en a pas la rigueur : montage éclectique, usage excessif de métaphores et de citations génériques, dérapages larmoyants... (...) Le conseil de Parisist : gardez vos 8 euros pour remplacer les ampoules de votre appartement par des ampoules à économie d'énergie. (...)

Vous pouvez lire également au sujet de ce film Soleil Vert dans le Journal de bord de Zabladowski

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