zabla(dowski).org


Demandez-le programme

La semaine dernière, nous étions au festival de Werchter et franchement, on n’a rien trouvé à en dire. On reproche beaucoup de choses au festival de Werchter: ses prix démesurés, son florilège de stands dédiés à la malbouffe, l’ombre du grand méchant ogre Live Nation... Il y a sûrement moyen de débattre des heures sur chacun de ces reproches, mais il y a cependant deux points sur lesquels personne ne trouvera à redire: 15 euros le parking situé à 5 km de l’entrée principale du site, c’est très cher payé et 80.000 personnes, c’est vraiment inhumain. Reste que le plus fatigant à Werchter, c’est cette capacité qu’ont ses spectateurs à pousser la chansonnette. On paye 85 euros pour assister à des concerts, pas pour participer à "La Fureur du samedi soir", bordel!

Dans ce contexte, on est franchement content de penser que jeudi, nous allons retrouver un festival de taille humaine comme le festival de Dour. Avec ses 6 scènes et ses un peu plus de 31.000 spectateurs, on est sûr de ne jamais se retrouver prisonnier d’une marrée humaine comme celle de la photo ci-dessus. On ne connaîtra jamais ces cruels moments où on se retrouve avec la subite envie de pisser, mais où il est malheureusement inimaginable de céder sa place située à 25 mètres de la scène parce qu’on a mis une demi-heure à l’atteindre. On ne risque pas non plus de se retrouver dans un bar à karaoké géant. Les groupes sont trop pointus ou expérimentaux pour que les spectateurs puissent s’accorder sur ce genre d’exercice et si d’aventure le groupe s’avère assez connu, le public est bien trop dissipé que pour pouvoir brailler des paroles.

Pour ceux que cela intéresse, on vous a quelque peu débroussaillé le programme. Voici les groupes sur lesquels on est plus ou moins sûr de jeter un oeil.

Au fait, au cas vous ne le sauriez pas, pour la première fois de son histoire, le festival de Dour est COMPLET avant même que les festivités aient débuté!

Amateurisme total

C’est sur cette photo apocalyptique semblant extraite de Children Of Men qu’on a pris congé, il y a quatre jours, de cette 19ème édition du festival de Dour.

Contrairement à ce que pourrait suggérer pareille entrée en matière, le festival s’est bien déroulé. Il n’y a même pas eu de mort cette année. Il y a juste une rumeur assez bizarre d’un gars retrouvé nu, ligoté avec un bâton dans le cul! Bref, ne vous attendez pas à ce qu’on prologue, ergote ou épilogue sur les problèmes ou défauts (récurrents) du festival de Dour. C’est complètement inutile d’en rajouter une couche. Même, le Télémoustique s’est montré moins consensuel que prévu dans la dernière édition de leur quotidien No Bullshit en dénonçant les problèmes que sont "le nouvel aménagement du site", "l’odeur", "le confort du public pas assez pris en considération", "le son"... On en passe et des meilleurs. Ils se sont même permis de lâcher qu’ils n’ont pas aimé "certains groupes de chez nous qui ont un ego inversement proportionnel à leurs chiffres de vente"!

On aurait d’autant plus de mal à cracher dans la soupe dans laquelle on a plongé en âme et conscience que cette année, on s’est plus que jamais laissé guider par le code de conduite implicite du festival de Dour. Comme beaucoup d’adeptes de cette école de vie douroise, on s’est contenté d’assister distraitement aux concerts, préférant discuter à gauche et à droite ou s’enivrer allègrement. Particulièrement moi, j’avoue. Alors, on vous rassure, on est quand même parvenu à glaner plus de 6 heures de vidéos tournées parfois sous influences et pas moins de 500 photos. On a même les interviews d’un petit groupe brainois qui essaie de s’en sortir vaille que vaille et d’un ex-animateur radio reconverti en blogueur amateur! Un tout grand merci à Rosalie, notre enthousiaste camerawoman de choc, qui est parvenue à cadrer tant bien que mal mes débordements éthyliques. Il faudra sans doute quelques semaines pour qu’on fasse le tri, qu’on monte et contextualise tout cela. Entre-temps, Zabladowski rependra son rythme de croisière incertain qui lui va si bien. Histoire de faire patienter ceux qui attendent ce compte-rendu, voici un échantillon du genre de conneries qui vous attend:

Au fait, voici les résultats du concours Dour:
- Graine de star (prénom d’emprunt) gagne un cd de Digitalism,
- Samuel gagne un cd de Heman Dune,
- Rebecca gagne une compilation d’Ed Banger,
- Ivan gagne un cd de Adult,
- Muriel gagne une compilation DJ Kicks.

Les cadeaux seront envoyés par la poste quand je trouverai le temps de me rendre dans un bureau de poste.

Dans les bacs


Sur les écrans


Politique & intrigues


Gréviste, à louer (Big Picture)
Les grévistes étaient un peu dévergondés. Ils sifflaient les passantes. ... Lire la suite

Archives