zabla(dowski).org


No comment

Grinderman - No pussy Blues

Site officiel: http://www.grinderman.com
MySpace: http://www.myspace.com/grinderman

Dégel


Little Children

L’hiver n’a finalement pas (encore?) pointé le bout de son nez, mais il n’empêche que depuis trois mois, on avait quand même l’impression qu’on était dans une sorte de méchante hibernation. Cela faisait longtemps qu’on n’avait plus connu une telle disette. Mis à part les deux ou trois trucs dont on vous a parlé, il n’y avait rien, mais alors RIEN qui nous a motivés à user nos doigts sur des claviers. Certes, on aurait pu enfoncer le clou du cercueil de cette supercherie qu’est Inland Empire, le nouveau David Lynch, mais ce film est tellement navrant qu’il ne vaut même pas la peine qu’on perde son temps dessus.

Peut-être sommes-nous blasés?

Puis, voilà que ces deux dernières semaines, la théorie de l’hibernation s’est vue confirmée. Un florilège de sorties cinématographiques et musicales nous a prouvé qu’il ne s’était rien passé depuis des lustres. Dans ce paquet, il y a eu quelques bonnes surprises sur lesquelles on reviendra en temps utiles, mais là, on va plutôt s’attarder sur Little Children.

Little Children fait figure d’incontestable maître achat des salles obscures. Le hasard fait que je suis en train de lire Un Goût de Rouille et d’Os, un recueil de nouvelles de Craig Davidson que j’avais acheté en son temps en suivant un conseil dispensé par la feu-CASACOSMANI. A deux ou trois nouvelles près, ce livre est une tuerie. Toutes les personnes qui veulent se mettre dans la tête de quelqu’un qui a foiré sa vie, devraient lire ces nouvelles. Craig Davidson a une écriture redoutable, une science de rythme fascinante et un sens du détail inouï.

En regardant Little Children, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce bouquin. Si Little Children est nettement plus soft avec sa banale histoire d’adultère située dans une bourgade propre et lisse, "desperate housewivienne" au possible, les similitudes avec le livre de Craig Davidson sont criantes. Les personnages respirent le désespoir et leur petite existence pathétique est sublimée par une mise en image tout simplement impeccable "arrivant à faire de n’importe quelle scène anecdotique un potentiel régal visuel" (dixit Krinein), un rythme très personnel incroyablement hypnotique et un sens du détail sonore tout simplement hallucinant.

Dans Un Gout de Rouille et d’Os, il y a une histoire sur un accroc au sexe. Lisez cette histoire et je vous jure que vous n’aurez plus jamais l’idée d’un jour jouer au Christan Troy de pacotille qui baise tout ce qui bouge. La petite bourgade décrite dans Little Children possède aussi son malade sexuel et son histoire fout terriblement mal à l’aise. Comme Télérama l’a bien souligné, Todd Field, le réalisateur, "l’aborde avec une franchise perturbante" qui vous plonge réellement dans la caboche de ce "personnage hors du commun qui dynamite le récit.", soit exactement la même qualité qu’a la plume de Craig Davidson.

Reste qu’il faut avouer que c’est tellement bien fichu que l’on ne sort pas indemne d’une telle projection ou d’une telle lecture. D’ailleurs, les optimistes aveugles et autres grands naïfs sont priés de s’abstenir.

Jeunisme (I)


Tokyo Police Club - A Lesson In Crime

Arctic Monkeys - Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not

Bromheads Jacket - Dits From The Commuter Belt

Pinkushion s’est enorgueilli d’une sortie philosophique, confondante de prétention, qui ravive la polémique autour des Arctic Monkeys. En lisant ce billet, on a un peu l’impression qu’ils essaient de devenir une sorte de Pop-Rock.com Bac+5. En gros, Pinkushion ne trouve pas grand-chose à redire à la musique des Arctic Monkeys en elle-même, si ce n’est qu’elle est souvent résumée par les termes "fulgurance, générosité et spontanéité", à savoir un "cliché racoleur applicable à peu près à tout ce qui sonne comme du rock depuis que ce dernier existe". Non, ce que Pinkushion n’aime pas chez les Arctic Monkeys, ce sont leurs textes qui ne sont pas les "chroniques sociales" promises par certaines critiques, mais un paquet de "truismes" cumulant "les lieux communs" et "réduisant son champ d’action à la portion congrue d’un regard plus tranché que tranchant, motivé par des revendications qui peinent à dépasser le stade du caprice post-pubère ou du romantisme acnéique".

"revendications qui peinent à dépasser le stade du caprice post-pubère ou du romantisme acnéique"... Qu’est-ce que l’on peut attendre d’autre de la part d’un groupe dont la moyenne d’âge dépasse difficilement les vingt ans?

S’il y a bien un truc que l’on peut reprocher aux Arctic Monkeys, outre qu’ils ont marqué le début de cette vraisemblable foutaise marketing "des groupes découverts grâce à MySpace", c’est bien leur moyenne d’âge. Arctic Monkeys incarne à merveille cette nouvelle tendance qu’a la scène anglaise de nous abreuver de groupes composés d’ados fraichement sortis des jupons de leurs mamans. Il y en a tellement qu’on en vient même à se demander comment les jeunes d’aujourd’hui qu’un paquet de statisticiens estiment pourtant plus cons qu’avant, se montrent soudainement capables de pondre des albums accrocheurs que leurs ainés n’arrivent plus à composer? Ne serions-nous pas dans une ère de boys bands post-punk? N’allons-nous pas apprendre dans quelques années que les Arctic Monkeys et autres Klaxons ont été montés sur casting et que ce "nouveau son" est le fruit de producteurs éclairés? Si tout ceci tient de la plus pure théorie de conspiration, en attendant , il y a déjà une vérité que personne ne peut nier: ces groupes font peine à voir sur scène. Ils brillent tous par leur nonchalance et leur "je-m’en-foutisme " typiquement adolescent. A nouveau, est-on en droit d’espérer autre chose d’une bande d’ados?

On en a encore eu la confirmation il y a 3 semaines avec la venue des Tokyo Police Club à l’Ancienne Belgique. Ce groupe dont la moyenne d’âge ne semble pas dépasser les 16 ans et qui a le potentiel pour être la "suite parfaite au Is This It des Strokes" selon Froggy’s Delight, a expédié son set à la vitesse de la lumière en rejouant sagement et sans un poil d’inventivité les morceaux de son répertoire.

Le lendemain, il y avait Bromheads Jacket qui était de passage au Botanique. Musicalement, Bromheads Jacket sonne comme une version moins produite des Arctic Monkeys et est donc "présenté comme une sensation fraîche et légère, qui, à défaut de réinventer le genre, en proposerait une interprétation épurée, simple et sans prétention, dans la plus pure tradition du punk des années soixante-dix" (dixit Sound Of Violence). Eux, ils s’en sont nettement mieux sortis. Si sur CD, leur musique semble nettement moins mature que celle des Arctic Monkeys, sur scène, c’est tout l’inverse. Le groupe sait bien ciseler l’électricité et donner du volume à leurs brouillons de morceaux. Il a même l’immense mérite de bien communiquer avec son public. La moyenne d’âge du groupe semble nettement plus élevée que leur confrère simiesque... Ceci explique sans doute cela.

Jeunisme (II)


!!! - Myth Takes

"On commence seulement à percer alors qu’on existe depuis fin 96. On n’a aucun regret, c’est une aventure ; régulièrement dure mais aussi très excitante. J’en retire une certaine fierté : personne de ma connaissance n’a eu un mode de vie plus punk que nous, n’a continué à jouer le même style de musique alors que celui-ci ne semblait pas intéresser grand monde ! Certains d’entre-nous n’étaient même pas musiciens au départ et c’est une grande fierté de se rendre compte ce dont on est aujourd’hui capables. Tout ça fait que je me sens presque désolé pour ces groupes qui font la couverture du NME seulement 6 mois après leurs débuts, qui n’ont jamais dormi à même le sol d’un appartement pourri, n’ont même pas eu à se battre pour leur musique. Dans un sens, c’est très dommage pour eux…"

Nic Offer des !!! dans un interview d’Agent Palmer

Jeunisme (III)


LCD Soundsystem - Sound of Silver

Il y a des fois je me demande pourquoi je m’esquinte encore le dos en trainant mes baskets dans des salles de concert. Peut-être suis-je blasé, mais toujours est-il que cela devient vraiment rare quand je sors enthousiasmé d’une salle de concert. J’en viens souvent à envier ces ados pour lesquels il suffit visiblement que leurs idoles montent sur scène pour qu’ils aient amorti leurs tickets.

Ces réflexions de vieux blasés m’ont encore traversé l’esprit vendredi dernier à l’occasion de la venue de LCD Soundsystem à l’Ancienne Belgique. Dans le genre prestation emplie de nonchalance où un groupe rejoue sa musique à la note près, LCD Soundsystem mérite un 10/10. Bref, LCD Soundsystem, Arctic Monkeys, Tokyo Police Club: même combat! Pourtant, avec leur musique à forte consonance électronique, on en était en droit d’espérer plus. J’espérais une prestation plus "Chemical Brotherienne" où les beats vous fracassent la colonne vertébrale et les sons se font plus soniques. Il n’en fut hélas rien. LCD Soundsystem sur scène, c’est en gros un bon vieux guitare-basse-batterie académique, agrémenté d’une employée échappée d’une chaine de montage Panasonic aux consoles et d’un James Murphy, la tête pensante à la dégaine d’un supporter de foot anglais ayant abusé de trop de Carlsberg, qui se contente de pousser la chansonnette. Sur ce point-là, j’en rigole encore. Déjà sur album, malgré un retravail efficace évident, on se rend bien compte que James Murphy ne sait pas chanter, alors sur scène, c’est franchement pathétique. On a l’impression d’entendre un quidam s’égosiller en faisant un karaoké sur LCD Soundsystem.

Il y a deux ans, j’étais passé complètement à côté du phénomène LCD Soundsystem. Ce nom m’évoquait tellement ces groupes de ska/reggae/dub bidons qui écument les scènes du festival de Dour que cela ne me tentait vraiment pas de polluer mes conduits auditifs avec ce bazar. Puis, son premier album éponyme ayant figuré dans de nombreuses rétrospectives de fin d’année, je me suis quand même décidé à prêter une oreille au travail de James Murphy. Bien m’en a pris, car il est difficile de ne pas succomber à la musique de ce "porte-drapeaux de tout ce renouvellement punk dance made in big apple, mélange de danse et d’esprit foutraque, collant à la perfection à notre époque tourmentée", comme l’avait décrit Laurent en parlant Sound Of Silver, deuxième et dernier bébé de LCD Soundsystem . Sound Of Silver est, à mon humble avis, bien supérieur à son prédécesseur. Il a l’immense mérite de ne pas s’étaler et d’expédier l’affaire en 9 morceaux bien tapés. C’est aussi efficace qu’un bon petit film d’action de 97 minutes...

S’il y a bien à un truc qu’il faut cependant admettre avec le concert de l’Ancienne Belgique, c’est qu’il a permis d’écouter à plein volume cette toute bonne machine à danser qu’est Sound Of Silver. Malheureusement, on ne peut pas vraiment dire que les planches de l’Ancienne Belgique se sont transformées en dance floor pour autant. La salle étant bien trop blindée,  les spectateurs pouvaient au plus taper du pied ou hocher de la tête.

Total Annihilation


Apocalypto

Grinderman - Grinderman

Disons-le tout de suite, Apocalypto, le dernier Mel Gibson, est un très mauvais film. C’est un "énorme film d’action bourrin et énervé comme on n’en avait pas vu depuis un certain temps" (source: Horreur.net) ayant "un scénario de Game Boy" (source: K-web) dans lequel "le héros, approximatif sosie de Ronaldinho, utilise les ressources de la jungle pour se camoufler, prendre ses distances avec ses assaillants et s’en débarrasser" (source: Chronic’art). Le film étant tourné dans la langue de l’époque, on a un peu l’impression que "Mel Gibson semble avoir entrepris une sorte de grand œuvre dialectologique" reposant sur l’idée "de faire dire "ouille" dans toutes les langues rares ou mortes de la planète à un maximum de comédiens endurants et motivés" (source: Télérama.fr).

Malgré toutes ces tares, Apocalypto n’en est pas moins un film profondément jouissif. Si on lui retire sa première partie absolument fastidieuse, sorte de variation pastèque de La Passion du Christ, ses 5 minutes de révisionnisme douteux durant lesquels Mel Gibson réduit les mayas (incas ou aztèques?) à une bande de sauvages décadents assoiffés de sang et ses 5 minutes où il fait l’apologie de la colonisation, il reste une série Z bien burnée qui repose sur l’idée bien déviante de filmer un paquet de violence gratuite de manière la plus basique qui soit. Cela résonnerait presque comme un hommage aux films de cannibales des années 70. Le film commençant par un bon gros plan sur un gars qui bouffe les couilles d’un tapir, on pourrait facilement se dire que c’est la véritable intention du film. Avis aux nombreux amateurs du genre: régalez-vous!

Au rayon projet déviant et bien burné, Grinderman, le nouveau groupe de Nick Cave, vaut son pesant de testostérones. On ne sait pas trop ce que Nick Cave a bouffé, mais il semble, à en croire le clip de No Pussy Blus, avoir retrouvé le goût de la débauche bien rock n’roll et une chose est sûre: cela a eu l’effet d’une cure de jouvence bienfaitrice sur le bonhomme. Si tout l’album était de l’acabit des deux premiers morceaux, du "rock n’roll bestial, brutal, bruyant et sans concession" (dixit K-web), il ne ferait aucun que Grinderman serait déjà l’album de l’année. Ces deux premiers morceaux sont de véritables leçons dans l’art de maitriser la tension et la sauvagerie. Ce sont des véritables tueries qui marquent les esprits.

En matière de tuerie qui marque les esprits, Nine Inch Nails fait désormais figure de roi indétronable. Ces quasi-vétérans du rock industriel étaient de passage à l’Ancienne Belgique lundi soir. A ce niveau-là, on ne parle plus de claque, mais de décapitation. Leur performance nous a tellement pris à la gorge et nous a tellement laissé peu l’occasion de respirer que nous avions l’impression que nous allions finir comme un de ces pauvres mayas (incas ou aztèques?) décapités dans le film de Mel Gibson. C’était un set professionnel implacable et impeccable comme on en voit très peu sur une décennie. Tout est millimétré, chronométré, aiguisé et ciselé. A la fin du set, on comprenait facilement pourquoi on avait payé le double du prix d’une place normale pour assister au concert.

Le truc qui est vraiment bien avec Nine Inch Nails, c’est que contrairement à tous les autres groupes du genre, il ne décrédibilise pas ses prestations en adoptant tout l’apparat grand-guignol et le vocabulaire gothique ou satanique qui va habituellement avec. Nine Inch Nails, c’est juste un groupe de gens - certes habillés en noir - qui jouent avec leurs tripes et donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Bref, c’est du "brut de décoffrage", comme employait Pinkushion pour parler du titre d’ouverture de Grinderman.

"Aujourd’hui, les bourreaux, c’est un peu nous"

Le jour où l’on finit un bouquin de près de 900 pages est forcément un grand jour. Quand il s’agit d’un livre de la trempe de Les Bienveillantes, on peut avancer qu’on l’est doublement. Le livre primé par deux fois est un grand livre. Dans tous les sens du terme.

Il regroupe tout ce qui fait un grand roman, avec cette part de miroir qui place la littérature bien au-dessus des autres arts. Oui, ce livre n’est pas seulement une tentative d’explication de ce qui a traversé l’Allemagne du troisième Reich, dans ce qu’elle a de plus abject et dégoûtant, frisant l’incompréhension, mais plutôt un admirable auscultation de notre âme, et bien sûr de ses aspects les moins avouables – les plus ignobles. Comme si le contexte et le prétexte historique n’y suffisaient pas, on plonge dans d’indicibles et d’irracontables pages qui ont pour trait commun de soulever littéralement le cœur, et de faire adopter au lecteur des grimaces d’un dégoût extrême à la lecture de certains passages.

L’histoire, Télérama l’a bien résuméec’est en prêtant voix à un officier supérieur nazi qui relate les années 1941-1944 telles qu’il les a vécues, à Berlin et sur le front de l’Est, que Jonathan Littell signe une entrée stupéfiante sur la scène littéraire française. (...) A travers le destin inventé du SS Maximilien Aue, il suit notamment les activités des sinistres Einsatzgruppen SS – ces groupes mobiles avançant dans le sillage de l’armée allemande pour exterminer les communistes et les juifs des territoires conquis . (...) Le résultat est saisissant. Fresque de grande ampleur où sont convoqués des centaines de personnages réels ou fictifs, portée par une authentique puissance narrative et un souci éthique omniprésent – on pense souvent, à la lecture, à Vie et destin de Vassili Grossman –, Les Bienveillantes n’est certes pas de ces romans qu’on peut envisager d’aimer, mais il se dégage de ses pages une force de conviction hors du commun, une sensation inouïe de réalisme et de justesse. Que ce récit soit né sous la plume d’un écrivain de 39 ans, qui signe là sa première œuvre littéraire, n’est pas le moins surprenant. Si son nom est familier, c’est que Jonathan Littell est le fils de l’écrivain américain Robert Littell. Et si, bien que de nationalité américaine, il écrit, lui, en français, c’est qu’il a en partie grandi en France. C’est d’ailleurs dans la littérature française qu’il puise ses références, la généalogie d’écrivains qu’il a faite sienne : Sade, Flaubert, Genet, Blanchot, Bataille – c’est dire si la question des liens entre la littérature et le mal n’est pas, pour lui, chose impensée.

Ce livre est d’une actualité fracassante et constitue une expérience à même d’éclairer sa propre vie amoureuse, familiale, professionnelle, sociale, spirituelle, psychologique, philosophique… mais aussi l’histoire géopolitique contemporaine. Enfin, vous l’aurez compris, comme tout chef d’œuvre qui se respecte, les Bienveillantes fera partie intégrante d’un des épisodes itinérants d’apprentissage de l’humanité, avec et sans capitale.

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