zabla(dowski).org


Du passé, faisons table rase!

Comme promis, voici la nouvelle formule de Zabladowski qui balaie ces 4 années où nous avons tenté de vous faire partager les trucs qu’on aimait ou qu’on n’aimait pas en écrivant des billets de qualité variable. Ces billets, soyons modestes, n’apportaient finalement pas grand-chose à ce qui s’écrivait ailleurs. C’est pour cette raison que cela faisait quelques mois que germait dans les cerveaux de Laurent et moi l’idée de lancer un nouveau site qui couvrirait l’actualité musicale et cinématographique uniquement à travers des revues des différents webzines de par le web. Ce site aurait tenté de dégager les grosses tendances, confronter les avis, isoler ou comparer les interviews ou reportages... Le hic est qu’en creusant l’idée, on s’est rendu compte que c’était un peu irréalisable. Le problème des webzines (surtout musicaux) est que peu collent vraiment à l’actualité et parlent de la même chose en même temps. Il est donc difficile de confronter des avis sur un album ou un artiste. Il faut attendre des semaines, voire des mois pour pouvoir recouper des billets des différentes sources. Nous avons donc temporairement mis l’idée de côté. Néanmoins, l’envie de proposer un truc nouveau et différent qui aurait apporté vraiment un plus à tout ce schmilblick internautique était toujours là. Nous avons donc reformulé ce concept en quelque chose de plus réalisable et, petit à petit, nous avons abouti à une nouvelle manière de faire ce que l’on faisait sur Zabladowski depuis 4 ans. C’est ainsi que l’idée de lancer une nouvelle formule est née.

L’idée est simple. A partir de ce jour, Zabladowski se divise en 3 rubriques autonomes: Dans les bacs, Sur les écrans, Politiques & intrigues.

Les rubriques Dans les bacs et Sur les écrans s’attacheront à présenter les albums et les films qu’on a aimés ou pas, et ce, à travers ce qu’en disent des webzines. On veillera à sélectionner les extraits les plus pertinents et qui vont dans le sens de l’avis de la rédaction. En marge de cette sélection d’albums et de films, on continuera à isoler une collection d’interviews, reportages ou billets connexes que nous trouvons intéressants.

La rubrique Politiques & intrigues, quant à elle, est la prolongation de ce qu’on faisait déjà dans la défunte rubrique "Lu ailleurs" et mettra en avant une collection d’articles qui nous amusent, intéressent ou débectent et qui tournent autour de l’actualité politique, médiatique, people et Cie.

A côté de ces trois sites, le traditionnel journal de bord se chargera de commenter de temps à autre ce que nous avons décidé de mettre en avant et de continuer à vous amuser ou horripiler avec nos comptes-rendus et nos coups de gueule divers. Dans le futur, il y aura peut-être même des interviews et plein d’autres trucs.

Comme déjà dit dans l’annonce de cette nouvelle formule, nous tenons à signaler que nous ne sommes pas Google et que si cela ne vous plaît pas d’être cité dans nos colonnes, envoyez-nous un e-mail et nous nous ferons un plaisir de vous rayer de nos références. A contrario, si vous voulez que l’on cite un de vos articles qui rentrerait dans notre ligne éditoriale, n’hésitez pas non plus à nous contacter.

Voilà, tout est dit. En espérant que cette nouvelle version qui promet déjà d’être beaucoup plus réactive à l’actualité vous plaise.

Ah! J’oubliais: à partir d’aujourd’hui, Zabladowski est également accessible via une adresse plus facile à retenir: http://www.zabla.org. Vous n’avez donc plus d’excuses pour ne pas en parler autour de vous ;-)

Tiercé gagnant


Hard Candy

Thank You For Smoking

Adam's Apples

C’est un phénomène très rare. C’est peut-être même historique.  Il y a deux semaines, trois excellents films sont sortis en un coup sur les écrans belges: Adam’s Apples, Hard Candy et Thank You For Smoking. C’est con pour ceux qui ne passent pas leur vie dans les salles obscures, car ils vont vraisemblablement passer à côté des deux premiers qui ne resteront sûrement pas longtemps à l’affiche.

Adam’s apples est une comédie fantastique danoise qui, comme le souligne Jean François Minaudant Conseil (si si, cela existe des blogs avec des noms pareils), est le "parfait anti-Tim Burton".  Ce film prouve qu’on peut faire un conte fantastico poétique sans pour autant tomber dans la guimauverie simpliste. Je ne sais pas si ce Jean-François Minaudant Conseil l’a écrit dans ce sens-là, mais en tout cas, je le lis ainsi.

Hard Candy est un huit-clos virtuose sur une petite jeunette qui torture un présumé pédophile qu’elle a préalablement allumé via Internet. Il fonctionne à merveille jusqu’à son final digne d’un "thriller de bas étage" (dixit FILMDECULTE).

Thank You For Smoking est résolument le maître-achat. C’est un imparable, jouissif et divertissant pied de nez aux éternelles valeurs moralisatrices habituellement véhiculées par la plupart des films hollywoodiens.  Jusqu’à la dernière minute, il parvient à torde le cou aux clichés, et ce, en gardant le sourire. "Tout le monde en prend pour son grade, dans un festival de répliques qui tuent et de séquences hilarantes." comme le résume bien Télérama. Eh oui... Je fais partie, avec Laurent, des bobos qui lisent Télérama.

Dangers publics


Fair Play

Président

En ces temps post-éléctoraux (pour la Belgique) et pré-éléctoraux (pour la France), revenons sur deux films français qui donnent du grain à moudre à tous les bas de plafond qui disent vivre dans une société dure et profondément insécurisante. D’un côté, nous avons President qui s’attarde à montrer les coulisses de la vie d’un président français fictif. De l’autre côté, nous avons Fair Play, une parabole sportive sur la compétitivité dans le monde du travail.

Si le propos de President ne souffre presque d’aucune discussion en montrant à quel point le monde politique compte bien trop d’arrivistes, de parvenus et de précieux communicateurs aptes à laver les cerveaux, celui de Fair Play donne la nausée tellement il se plaît à noircir le tableau. Si l’on en croit Fair Play, aujourd’hui, il faudrait presque devenir un benêt sans morale gonflé aux produits dopants pour garder son travail. Si tel message était livré avec un zeste de second degré, on pourrait encore essayer de dire qu’il y a du potentiel, mais non, c’est premier degré à mourir.  

Après de tels films, il ne faudra pas pleurnicher si certains sortent de la salle, tellement dégoûtés de la société dans laquelle ils vivent qu’ils iront voter pour des extrêmes. Cela dit, je ne dis pas qu’il ne faut pas non plus dénoncer, mais moi, tous ces films qui tape sur le système sans discernement et sans subtilité, ça me gave.

Heureusement, Fair Play ne risque pas d’influencer grand monde vu que c’est une bouse sans nom qui risque de tomber rapidement dans les oubliettes du cinéma français (qui, soit dit en passant, doit vraiment déborder). "Si intégralement nul que ça frôle l’expérimental" comme ils disent chez Chronic’art.  Le cas de President est plus compliqué. Il y a à boire et à manger. C’est plein de demi-bonnes idées, de demi-mauvaises idées, de demi-bons comédiens et de demi-mauvais comédiens. De là à dire comme Cinopsis que c’est une "demi-réussite",  il y a un pas que je ne franchirai peut-être pas.

L'empire contre-attaque


Country Teasers - The Empire Strikes Back

I Love You But I’ve Chosen Darkness - Fear is on our side

Avec un nom comme I Love You But I’ve Chosen Darkness, on espérait avoir trouvé le groupe qui allait donner une raison à chaque fan de Star Wars d’écouter autre chose que John Williams. En effet, est-il possible de pondre un meilleur résumé pour parler de la relation entre Hanakin et Luke Skywalker que ce nom? Las, s’il y a du Star Wars dans I Love You But I’ve Chosen Darkness, c’est plutôt le côté archi-calculé de George Lucas. ILYBICD est un produit taillé sur mesure pour plaire à ce public si facile à convaincre que sont les gothiques et autres nostalgiques d’une certaine new wave. Cela a beau être parfaitement exécuté, cet album me fait bâiller et ce n’est pas cette batterie martiale qui donne une dimension plus (post-)punk à l’exercice qui va me faire changer d’avis. Comme l’a si bien anticipé Benzine, il y a des grincheux dont je fais partie qui réduisent ce groupe à "une énième redite de Joy Division, déterrant une nouvelle fois le cadavre de Ian Curtis".  Toujours est-il que dans un souci d’ouverture d’esprit, je suis allé voir ces profanateurs de sépultures au Botanique (Bruxelles, Belgique) samedi dernier au cas où la sauce prendrait mieux sur scène. Bien mal m’en a pris. J’aurais dû regarder une photo du groupe avant.

Qu’on le veuille ou non, il est difficile de nier que lorsque les membres d’un groupe ont un minimum de charisme, voire mieux, de la gueule, cela aide à donner de l’allure à un concert, voire mieux, à vendre des disques. Dans le genre dépourvu de tout charisme, on ne fait pas mieux que ces Texans de ILYBICD.  Ils ont vraiment la tête de ces beaufs que l’on voit dans les films américains. Vous savez : ceux qui passent leurs dimanches à organiser des barbecues  autour de leur piscine fraîchement construite, plus grande et plus jolie que celle du voisin. Bref, ils ont des tronches propices à faire bâiller et comme musicalement, ils se contentent de reproduire le son de leur cd à la milliseconde près, mon avis sur le groupe n’a pas évolué d’un pouce. 

En première partie, fidèle à ses habitudes, le Botanique avait programmé deux groupes qui n’avaient strictement rien à voir. Le premier est un groupe dont j’ai déjà oublié le nom et qui prouve que la musique électronique n’est pas accessible à tous. Le second s’appelait The Hidden Cameras, formation canadienne qui tient plus d’un groupe de folk tradionnel insipide que des nouveaux Arcade Fire ou Godspeed You! Black Emperor. Ses membres se distinguent par leur propension à sembler bêtement contents sur scène, ce qui fait de The Hidden Cameras un candidat mûr pour jouer les originaux à l’Eurovision, mais il faudrait pour cela que la Suisse pense à faire appel à eux.

Profitons de ce billet pour signaler que L’empire contre-attaque, c’est justement le tire choisi par Country Teasers pour intituler son dernier album. Si vous aimez  les morceaux qui, selon prefix magazine, "sonnent comme des chants funèbres qui mélangent une country minimaliste assez esthétisante avec un garage rock d’homme des cavernes", ce disque est fait pour vous. En bonus, si vous comprenez l’anglais, Country Teaser est un groupe nihiliste, politiquement engagé. Tout un programme...

A digérer


Miami Vice

Mars Volta - Amputechture

Voilà deux objets qui partagent cette caractéristique d’être complètement boursouflés par leur ambition et qui dégoulinent la virtuosité technique. L’effet est tel que certains n’hésitent pas à penser qu’ils vont changer la face de leurs disciplines respectives. Si c’est évident que Miami Vice et sa démonstration des possibilités offertes par une bonne caméra Haute Définition va inspirer plus d’un réalisateur, je ne vois pas trop comment des groupes vont pouvoir s’inspirer de The Mars Volta. Son Ampertechture redéfinit tellement la manière de s’inspirer du rock des années 70 qu’il en devient inimitable. Au mieux, il va générer un lot de suiveurs qui vont sembler bien pâles. 

Dans le cas de Mars Volta, encore faut-il que le succès soit suffisamment au rendez-vous pour inciter des gens à tenter de le suivre sur cette route mégalomaniaque et aussi savonneuse.  Ce n’est pas gagné d’avance, car comme le souligne si bien Elea dans Webzine Nameless, "l’ambition et la ténacité qu’une telle entreprise exige, oblige les maîtres d’œuvre à abandonner le reste de l’humanité sur le bord de la route."  Personnelement, j’ai la prétention de dire que je fais partie de ceux qui ont évité de justesse cette sortie de route.

La question ne se pose par contre pas pour Miami Vice, le film est four mérité au box-office.  Michael Mann s’est tiré une balle dans le pied en basant ses 2h15 de film sur un scénario que FILMDECULTE définit comme "anémique qui, s’il distille une belle ambiance, se révèle dénué de toute surprise, de toute profondeur, de toute personnalité."  Avec Miami Vice, le spectateur doit juste s’attendre à regarder le fruit du travail d’un réalisateur qui s’amuse comme un gosse avec sa caméra Haute Définition qu’on lui a conçu sur mesure.  Reste qu’il faut avouer que la démonstration est bluffante. On n’a jamais vu des images pareilles. Rien que pour la sensation que procure ce flot d’images aux teints inédits, on a envie de revoir le film. Ce n’est déjà pas mal.

Soleil Vert


An Inconvenient Truth

Pulse

La semaine dernière sur les écrans belges, deux films sont sortis dans les salles obscures belges autour de ce thème inépuisable qu’est la fin du monde.

Le premier, An Inconvenient Truth, est le plus navrant. Pour ceux qui n’auraient pas vu la lumière du jour depuis deux semaines, sachez qu’An Inconvenient Truth est la première conférence filmée bénéficiant d’une sortie en salle. On y voit Al Gore, ex-futur président des Etats-Unis, parcourir le monde pour donner des conférences alarmistes sur ce bon vieux réchauffement climatique. Pour ce faire, Al prend plus d’avions que vous aurez l’occasion de le faire en 3 générations et traverse des kilomètres avec des 4x4 plus jolis les uns que les autres. Alors, certes, comme la plupart de ses compatriotes, il faut admettre que le gaillard sait s’y prendre pour évangéliser son auditoire. Reste que je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand-chose et je trouve cela plutôt alarmant de penser qu’il faut un nouveau pape de la communication pour convaincre certains que ce monde va droit dans le mur et qu’il serait temps de prendre les choses en main. En plus, il ne faut pas rigoler, mais si ce film change quelque chose, moi je veux bien apporter ma Land Rover à la casse! Dans le meilleur des cas, en étant optimiste, certains vont arrêter de faire tourner leur moteur gratuitement pendant une semaine. Ce qui me fait dire que Matière Focale n’a pas tort en disant que ce film "contribue au moins à une chose: montrer la pauvreté intellectuelle de nos sociétés modernes occidentales. (...) Encore plus, on voit que la responsabilité ou l’éthique sont devenues non des choix ou des terrains de réflexion individuelle, mais des injonctions, des ordres ! Il y a ici une idée de Fraternité Standard, d’évidences fondatrices des "gens de bien" qui est absolument effrayante."  

Heureusement, tout le monde n’est pas aussi naïf qu’Al Gore qui, soit dit en passant, ne dit pas combien il est payé pour aller prêcher la bonne parole de par le monde. Dans cette société qui va mal, il y en a qui proposent de vraies solutions. Avec Pulse, Jim Sorenzo dit en gros que pour éviter la fin du monde, il faut la précipiter en créant un virus qui va propager des croquemitaines inarrêtables à travers tout appareil vaguement connecté à Internet et, au passage, faire ressembler n’importe quel campus des Etats-Unis à un paysage d’ex-Allemagne de l’Est.  Dans ces rares meilleurs moments, Pulse donne l’impression d’être le film que Chris Cunningham (le clipper surdoué d’Aphex Twin et de Björk) n’a toujours pas réalisé. Pour le reste, c’est très moyen et, comme Cinopsis le fait bien remarquer, "on regrette que les jeunes interprètes ne soient pas non plus à la hauteur. Mattie, l’héroïne, interprétée par Kritsen Bell, sorte de sous compromis entre Naomi Watts et Sarah Michelle Gellar, ne parvient pas à rendre les situations plus crédibles ni plus effrayantes..."

Des nouvelles du front

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce petit microcosme microscopique et insignifiant que sont les webzines et les blogs "culturels" belges, sachez que deux personnalités s’en détachent. D’un côté, nous avons Serge Coosemans, journaliste indépendant libérant la dose de frustration inhérente à son statut précaire à travers des billets souvent vitriolesques et fréquemment désopilants sur le cinéma, des morceaux de vie ou un peu de tout. Ce type écrit comme il éjacule. C’est fulgurant et souvent jouissif. De l’autre côté, nous avons Jérôme Delvaux, un- paraît-il -employé de banque cherchant à échapper à la monotonie de sa profession en tenant Pop-Rock.com, un webzine musical et Claire Chanel, un blog onaniste reposant sur sa supposée ambivalence sexuelle. Jérôme Delvaux ayant tout compris aux règles de base du marketing, sait que pour attirer des lecteurs, il n’y a rien de mieux que des polémiques, bonnes ou mauvaises soient-elles. Pop-Rock.com est aux webzines musicaux belges ce que La Dernière Heure est à la presse quotidienne belge, à savoir un média qui brasse large et qui mise souvent sur des titres tape-à-l’oeil. Dans cette lignée, le blog Claire Chanel se veut encore plus racoleur et tombe souvent très bas. Bref, Jérôme Delvaux écrit comme il pisse. C’est soulageant, mais il y a toujours ces dernières gouttes qui restent dans le slip et qui, additionnées, dégagent une mauvaise odeur

Si je raconte tout cela, ce n’est pas pour cracher dans la soupe. Je fais partie de ceux qui, chaque matin, se rendent religieusement sur un des deux sites du gaillard pour voir sur quels nouveaux sujets il a trouvé à médire. Je crois qu’on appelle cela de la curiosité malsaine. Si je raconte cela, c’est parce que Pop-Rock.com a récemment publié une interview de Front 242, un des groupes belges les plus importants de l’histoire de la musique vu qu’il doit faire partie des rares noms qui méritent vraiment sa place au musée de la musique électronique. Cette interview illustre bien les aspirations du bonhomme. Mené par Jérôme Prévost qui avait visiblement bien potassé le sujet, l’entretien est sans cesse tiré vers le bas par les interventions d’un Jérôme Delvaux qui aurait mieux fait d’interviewer Axelle Red ce jour-là. Là où Jérôme Prévost multiplie les questions creusant la carrière du groupe et permettant aux interviewés des réflexions très intéressantes sur l’état de la musique électronique ou d’afficher une modestie que l’on soupçonnait pas chez eux, Jérome Delvaux enchaîne des questions affligeantes, dignes d’OK Podium ou autre 7 Extra. Vas-y que je te balance des "On entend souvent dire de Front que c’est un groupe de camés" , "Est-ce que vous pensez être plus populaires en Flandre qu’en Wallonie ?", "Quels sont vos endroits préférés à Bruxelles ?", "Est-ce que vous êtes encore souvent reconnus en rue à Bruxelles ?" , "Y a-t-il d’autres groupes avec lesquels vous rêveriez de jouer ?" , "Durant toute votre carrière, quelle est la personne la plus célèbre avec qui vous avez pris un verre ?"... J’en passe et des meilleures. Le fond est touché lorsqu’à l’affût de la petite phrase polémique qu’il aurait pu réexploiter à n’en plus finir, il essaie de faire dire au groupe des propos désobligeants sur la nouvelle scène francophone belge qu’il fustige à tort et à travers. Las, il a du vraisemblablement rentrer la queue entre les jambes en ressassant l’inattendu "Mon cousin est batteur dans Yel, qui n’est pas du tout mon style. Par contre, j’ai été voir Mud Flow et j’ai trouvé ça très bien."

Valeurs sûres


Beck - The Information

Sparklehorse - Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain

DJ Shadow - The Outsider

Yo La Tengo - I’m not afraid of you and I will beat your ass

Revenons sur 4 disques qui, au vu des références de leurs auteurs respectifs, s’achètent ou se téléchargent sans hésiter. Hélas, ce raisonnement est vraiment naïf et on n’est jamais à l’abri d’une déception.

Commençons par Beck. Son précédent album nous avait déjà déçus, car comme le fait remarquer Pitchfork, c’est sur ce dernier que cette éponge à influences a commencé à s’utiliser comme influence principale. Si la donne n’a fondamentalement pas changé avec The Information, son dernier bébé, il faut avouer que c’est pourtant un bon album. C’est toujours du Beck, mais The Information étonne par sa volonté de ne pas chercher à imposer des tubes immédiats en préférant miser sur la cohérence de l’ensemble. A cela, on rajoutera que cet éternel adolescent fait plaisir en incorporant ici et là des petites touches d’électro et en affichant ouvertement, pour la première fois depuis ses débuts, une influence hip-hop. A noter également que le CD est accompagné d’un DVD de clips bricolés et d’une panoplie d’autocollants plus irrésistibles les uns que les autres. Il paraît qu’en Angleterre, ces avantages extra-légaux ont été considérés comme de la concurrence déloyale et ont eu pour résultat de priver Beck de top 50.

Il est aussi question de hip-hop avec DJ Shadow et le moins que l’on puisse dire est que le gaillard devrait prendre des cours de subtilité chez Beck. La première partie de The Outsider, sa dernière livraison, balance une volée de plages que XSilence décrit comme "morceaux hip-hop de supermarché au flow douteux et pas emballants". Alors, il paraît que c’est n’est pas du hip-hop. Ce serait en fait du hyphy qui, toujours selon XSilence, est "un mouvement musical saint franciscain qui est proche du Crunk’". Vu sous cet angle, cela change tout et on n’a plus qu’à s’incliner. Heureusement, tout l’album n’est pas du hyphy. Dans la deuxième partie de The Outsider, on retrouve le DJ Shadow que l’on connaît, qui multiplie les ambiances cinématographiques et qui touche à tous les genres.

Toucher à tous les genres, c’est justement ce qu’a fait Yo La Tengo avec I’m not afraid of you and I will beat your ass, son dernier album. J’ai un problème avec ce disque. LesInrocks.com ont écrit à son sujet que "s’il s’agissait là d’un premier album auréolé par des galons MySpace fraîchement brodés, on le consacrerait peut-être parmi les coups de maître de l’année, alors…" C’est vrai cela. Mais voilà, Yo La Tengo n’est pas un de ces jeunes groupes repérés sur MySpace. Je trouve qu’on est en droit d’attendre autre chose qu’une compilation où le groupe s’est amusé à composer un morceau pour presque chaque sous-genre que compte le rock. Certes, il n’y a rien à dire. C’est admirablement bien fait et agréable à écouter, mais vu qu’aucun morceau ne parvient à dépasser le cadre strict du genre auquel il rend hommage, je n’arrive pas à m’emballer comme tout le monde le fait.

Visiblement, Sparklehorse éprouve aussi quelques difficultés à dépasser le cadre strict de sa musique. Plus redite que son quatrième album, on ne trouve pas. En plus, il paraît que ce n’est même pas réellement un nouvel album. Selon POPNews, "25 des 55 minutes de l’album proviennent en fait des sessions du It’s a Wonderful Life." Le groupe est donc "à créditer de 30 minutes de production en 5 ans, soit un peu moins de deux chansons par an. Ça n’est pas bien glorieux." Qu’est-ce qui pourrait expliquer ce soudain passage à vide? Leur récent et honnête concert à l’Ancienne Belgique a donné un élément de réponse. Mark Linkous y est apparu souriant et n’arborait plus ce look de routier usé avec sa casquette vissée sur le crane. Il semblerait donc que Mark Linkous soit a trouvé une source de bonheur ou soit carbure aux anti-dépresseurs. Il est donc loin l’état de décrépitude qui permettait à Mark Linkous de composer ces merveilleux morceaux à la sensibilité à fleur de peau qui ont fait sa renommée. Avant de se faire soigner ou Dieu sait quoi encore, il aurait du réfléchir à cette histoire de David Lynch où il raconte "Un jour, j’ai demandé à un psychiatre si une thérapie pouvait affecter ma créativité, il m’a dit: "David, pour être honnête, je dois vous dire que oui, peut-être." Je lui ai serré la main et je suis parti." Reste que si vous ne connaissez pas Sparklehorse, si l’on en croit la chronique de Word & Sounds, cet album vous fera plus qu’un bon effet.

No comment

Made Ouf Of Babies - Coward

Site officiel: http://www.madeoutofbabies.com
MySpace: http://www.myspace.com/madeoutofbabies

Dans les bacs


Sur les écrans


Politique & intrigues


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